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2014 : le bal des folles promesses électorales est ouvert

Le 16 décembre à 02:12

Par Guillaume Dubost, président d’Agora Erasmus
 
Les prochaines élections fédérales sont dans 9 mois, il est donc normal que le vent de la campagne politique se lève doucement. Ce moment pour lequel les électrices et les électeurs belges seront appelés aux urnes pour déterminer quel sera le projet d’avenir pour la Belgique, doit être l’occasion d’un débat où les questions vitales doivent être abordées. Mais pour cela il faut se projeter dans le futur, et non marcher à reculons les yeux braqués sur le passé, soit tout le contraire de ce que les partis libéraux, Open Vld et MR, nous proposent cette semaine.
 
Charles Michel, président du Mouvement réformateur (MR), dans une interview au journal Le Soir ce 26 août, nous dit vouloir un « électrochoc » fiscal qui permettrait la création de 100 000 emplois. Selon lui « nous sortons du tunnel » (on dirait du François Hollande…) et « baisser les impôts, c’est le cœur de la relance économique ». Un tel déni de réalité sur la situation actuelle et une telle incompétence sur les principes qui gouvernent une économie, devraient le disqualifier d’office. De plus, proposer de réduire la fiscalité des PME sans aborder la quasi absence de fiscalité dont profitent les plus grandes entreprises en Belgique est d’une hypocrisie certaine.
 
À l’Open Vld, les sénateurs Nele Lijnen et Rik Daems proposent quant à eux des « contrats zéro heure », c’est-à-dire qu’aucune heure de travail ne soit garantie. Même si leur proposition n’est pas aussi extrême que ce qui se fait actuellement au Royaume-Uni, ce serait clairement un pas vers ce qu’il faut appeler du travail d’esclave. Ils envisagent même d’offrir cette possibilité aux pensionnés…
 
Imaginer qu’il suffit, dans le cadre du système monétariste international au bord de l’effondrement complet, de quelques astuces comptables, pourrait faire sourire si la situation n’était pas aussi dramatique.
 
Dans 25 ans, que feront les jeunes qui entreront sur le marché du travail ? À quel projet de société participeront-ils ? C’est aujourd’hui que nous devons commencer à y répondre ! Pour créer des emplois, du pouvoir d’achat, de la richesse nationale, il faut lancer des grands projets d’infrastructure (aérospatial et aéronautique, canal Seine-Nord Europe, nucléaire du futur, transports rapides, reconversion de l’industrie automobile, biotechnologies, etc.), financés par du crédit public, émis par une vraie Banque nationale de Belgique, devenue banque de la nation sous contrôle des élus.
 
Tirer les leçons des affaires Dexia et Fortis signifie écarter une bonne fois pour toutes les prédateurs financiers de la City de Londres et Wall Street. Comme après une guerre, il faut un effacement des dettes illégitimes et une mise en faillite ordonnée de certaines institutions. C’est ce que l’adoption d’un Glass-Steagall global amorcerait, en séparant les banques de dépôt des banques d’affaires. Tout programme électoral qui ne commencerait pas par ce point ne serait que trahison envers l’avenir de la Belgique.

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