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2017 : l’année où la survie des banques se joue

Le 28 juin à 02:06

Dimanche 8 janvier 2016 - Dix ans après l’éclatement de la crise financière internationale, les « élites » en Occident ont préféré la laisser pourrir, plutôt que de couper les banques en deux selon le modèle du Glass-Steagall. Plutôt que d’éliminer la montagne de dettes à l’origine de la crise, elles ont préféré sauver les banques mortes-vivantes, l’UE ayant en plus provoqué une dépression économique avec sa politique d’austérité.
 
Aussi, l’année 2017 s’ouvre sur une crise bancaire qualifiée d’« italienne » marquée par des centaines de millions d’euros de prêts « non performants » accordés à des entreprises et particuliers. Dans le passé, dès qu’un client accusait un retard de remboursement de 90 jours, sa banque s’efforçait de l’aider. Aujourd’hui, au contraire, la banque est obligée d’appuyer sur le frein, de le déclarer « à risque », et de stopper tout financement, même si la société client en question dispose d’actifs.

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La banque Monte dei Paschi di Siena n’est que trop typique. MPS a des activités tant de dépôt que d’affaires. Ce sont ces dernières qui sont à l’origine du trou, creusé principalement par des prêts à risque qui s’élèvent aujourd’hui à 47 milliards d’euros.

La principale cause de la crise chez MPS était l’acquisition de la banque Antonveneta en 2008 détenue alors par la banque Santander. Le « prix » officiel était de 9 milliards d’euros, mais elle a « coûté » au final 19 milliards. Pour couvrir la dette, des contrats sur produits dérivés ont donc été achetés, ce qui n’a fait qu’augmenter la dette. On soupçonne que le but véritable de l’acquisition ait été le sauvetage de Santander, qui avait à son tour renfloué la banque ABN-Amro.

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À l’époque, Mario Draghi, actuel chef de la BCE, était gouverneur de la Banque d’Italie et chef du Forum de stabilité financière. En 2008, c’est lui qui a donné le feu vert à l’acquisition d’Antonveneta en dépit des réserves de la Banque d’Italie. C’est encore lui qui a autorisé l’achat à un « coût total » de 9 milliards d’euros, en entretenant la confusion entre « prix » et « coût ». Et c’est encore lui qui incite MPS à mettre en œuvre le bail in (renflouement interne) des détenteurs d’obligations subordonnées, soit celles-là mêmes dont il avait autorisé l’émission pour couvrir une partie des « coûts » de l’acquisition d’Antonveneta ! Ce sont les 40 000 petits investisseurs et déposants les ayant achetées qui devront payer le prix des pots cassés de Draghi et Cie.

Entre-temps, le gouvernement italien a décidé de nationaliser MPS et s’engage à ne pas pénaliser les obligataires, alors que la BCE et le gouvernement allemand insistent sur le bail-in. Si Rome cède sur ce point, les conséquences seront désastreuses.
 
Puis, il y a le problème dont personne ne veut parler : Deutsche Bank avec son portefeuille de 45 000 milliards d’euros de produits dérivés et les autres banques « zombies » faisant l’objet d’un acharnement thérapeutique à l’aide de l’« assouplissement quantitatif » de la BCE. La situation est intenable. La seule solution, est la réorganisation de tout le système avant qu’une explosion incontrôlable se produise.

Source : Solidarité & Progrès

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