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Alexis Tsipras : « Cette crise n’est pas une crise grecque mais une crise européenne »

Le 20 octobre à 01:10

Le 18 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) – Alexis Tsipras, le chef du parti de la gauche radicale Syriza, qui était arrivé au deuxième rang lors de l’élection législative du 6 mai en Grèce et qui se trouve aujourd’hui en tête selon certains sondages (pour l’élection du 17 juin à venir), a été interviewé par la chaîne américaine CNN le 16 mai.

Lorsque la journaliste Christiane Amanpour lui a demandé comment il répondrait à l’ultimatum de la chancelière allemande Angela Merkel concernant le maintien du mémorandum signé par le gouvernement précédent, sans quoi la Grèce se verrait expulsée de la zone euro, Tsipias a répondu :

« Je ne sais pas ce que madame Merkel veut faire, mais je sais ce que nous voulons faire. Nous ne voulons pas être à l’extérieur de la zone euro, mais nous croyons que madame Merkel met en gravement l’euro et la zone euro en danger en insistant sur le maintien de ces mesures d’austérité. Nous voulons changer ces mesures en Grèce, mais également en Europe. Nous voulons le faire en coopération avec d’autres forces et autres peuples d’Europe, les peuples qui veulent un gros changement. Car tout le monde comprend qu’avec ces politiques nous allons tout droit dans le mur. Et nous voulons changer le cours des choses. »

Lorsqu’on lui a demandé ce qui arriverait si la Grèce retournait à la drachme, il a répondu : « Si la Grèce revient à la drachme, le second jour les autres pays européens auront le même problème. Je suis vraiment en désaccord avec beaucoup de choses que madame Merkel dit et fait, mais je suis d’accord avec ce qu’elle avait dit auparavant, que si la Grèce sortait de l’euro, le second jour les marchés chercheraient à identifier qui serait le second, à savoir l’Italie ou l’Espagne. »

Pour ce qui concerne ce qu’il ferait en tant que Président, Tsipias a expliqué qu’il « annulerai[t] dans un premier temps toutes ces mesures d’austérité. (…) Nous croyons que cette crise n’est pas une crise grecque mais une crise européenne. Et nous allons essayer de chercher une solution commune – a propos du rôle de la BCE, à propos des euro-obligations, à propos des négociations sur la dette publique de tous les pays européens. » Il a conclu à ce sujet qu’il voyait l’élection récente de François Hollande en France comme un élément positif.

Le nouveau Mouvement grec de la résistance dirigé par le compositeur Mikis Theodorakis a pour sa part publié le 13 mai un « Appel à l’unité des forces anti-memorandum », c’est-à-dire opposées à l’austérité, réunissant le Parti communiste grec, Syriza, la Gauche démocratique et les Grecs indépendants, de manière à former un Front patriotique social dans le futur proche.

Source : Solidarité et Progrès

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