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Après les cantonales, faute de projet, le pays s’enfonce dans la crise politique et morale

Le 25 février à 08:02

28 mars 2011 (Nouvelle Solidarité) — Les résultats du deuxième tour des cantonales constituent une défaite cuisante sur tous les plans pour les apprentis sorciers du pire que sont Nicolas Sarkozy et Claude Guéant.

20% des voix pour l’UMP sont non seulement une bérézina pour le parti au pouvoir, mais aussi pour la stratégie mise de l’avant par le duo Sarkozy/Guéant, conseillé par l’ancien de Minute, Patrick Buisson, qui consiste à s’abreuver au marigot du Front national, pour mieux résister à la vague de droite et d’extrême-droite que traverse l’Europe.

Cette stratégie d’avilissement a fini par dégoûter l’électorat qui a, une fois de plus, boudé l’élection, dans une abstention record de 55 %. Faute de projet et de vision, comme l’avait souligné Jacques Cheminade dans sa déclaration suite au premier tour, le peuple français a préféré prendre ses distances avec l’exercice de la politique.

Cette défaite, est aussi une défaite personnelle pour Sarkozy, dont deux très proches collaborateurs ont été battus : à Neuilly, le maire divers droite Jean-Christophe Fromantin l’a emporté contre Marie-Cécile Menard, ancienne suppléante de Nicolas Sarkozy, avec un résultat soviétique de 70 % ! A Levallois, c’est sa très proche collaboratrice, Isabelle « Leila » Balkany, une proche de Charles Pasqua et marraine politique de son fils Jean, qui a été battue. La tentative d’Isabelle Balkany et du Prince Jean de battre Patrick Devedjan pour prendre la présidence du Conseil général de Hauts-de-Seine, s’est ainsi soldée par un échec total, à la plus grande joie des vainqueurs qui ont fêté leur « révolution » au cœur même de la Sarkozie !

Comme dans les années 30, la stratégie du pire profite, cependant, à ceux qui exploitent la rage et le désespoir des populations en ces temps de crise aigüe, et dont le programme se limite toujours, malgré les accents compassionnés, à la dénonciation des boucs émissaires. C’est le Front national qui tire son épingle du jeu au 2e tour avec une moyenne, selon l’IFOP, de 35,8 % dans les 394 cantons où il était présent, soit 10 points de plus que ses résultats au premier tour (25,2 %). Signe du malaise que traverse la société française, le FN bénéficie aussi des reports de voix de droite comme de gauche.

Faute de vision donc, le pays s’enfonce, comme dans les années trente, comme lors de la guerre d’Algérie, dans la crise politique et morale. Et pour ce qui est des Socialistes, sans aggiornamento du mitterrandisme qui fut le premier à ouvrir la voie au Front national et au néo-libéralisme, ce parti ne pourra pas, non plus, malgré ses 35 % au 2e tour, changer la donne dans notre pays.

C’est dans ce contexte que le projet de Jacques Cheminade tranche avec tout le reste. Seul contre ces figurants, de gauche ou de droite, qui se déploient sur le théâtre politique avec différentes versions de politiques compatibles avec les classes dominantes, il se propose, au contraire, de poursuivre l’œuvre de quelqu’un qui, le 9 septembre 1962, disait aux jeunes allemands : « Ayez l’ambition que le progrès soit le bien commun, que chacun en ait sa part, qu’il permette d’accroître le beau, le juste et le bon partout et notamment dans les pays qui, comme les nôtres, font la civilisation, qu’il procure aux milliards d’habitants des régions sous développées de quoi vaincre à leur tour la faim, la misère, l’ignorance et accéder à une pleine dignité ». (Charles de Gaulle)


Rendez-vous sur le site de Jacques Cheminade 2012 !


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