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Attentat de Benghazi, un « 11 septembre bis »

Le 12 décembre à 20:12

En dépit des démentis frénétiques de l’administration Obama, il existe des preuves formelles que l’assassinat de l’ambassadeur américain en Libye, Chris Stevens, et de trois autres fonctionnaires du département d’Etat, le 11 septembre dernier, était un attentat prémédité, exécuté de manière tout à fait professionnelle par des membres d’al-Qaïda à la faveur des protestations organisées devant le consulat. Si la Maison Blanche affirme qu’elle ne disposait d’aucun indice justifiant une action préventive, il n’en reste pas moins que les représentants américains en poste à Benghazi avaient été avertis au moins 72 heures avant les faits d’un éventuel danger. Dès le 27 août, le département d’Etat avait émis un bulletin d’avertissement conseillant aux citoyens américains d’éviter tout déplacement non indispensable en Libye, attirant particulièrement l’attention sur l’accroissement de la violence politique dans la région de Benghazi, atteignant un niveau inquiétant.

Et pourtant, la sécurité fournie par l’administration Obama au consulat était médiocre. Aucun Marine n’y était affecté, contrairement à la pratique routinière. La sécurité avait été confiée à une société privée délocalisée au Qatar (!) et l’on accordait une totale confiance au comité de sécurité publique de Benghazi, lui-même infiltré par des hommes de la brigade extrémiste Ansar al-Sharia.

Des communications interceptées entre les dirigeants d’al-Qaïda au Maghreb et des membres d’Ansar al-Sharia à Benghazi, le jour même de l’attentat, apportent d’autres éléments indiquant qu’il était commandé par les plus hautes instances de l’organisation al-Qaïda. Le lendemain, l’organisation al-Qaïda de la Péninsule arabe les revendiquait, qualifiant celui de l’ambassadeur Stevens de « tuerie de représailles » pour la mort du chef de son groupe.

Au plus haut niveau de l’administration Obama, la responsabilité est extrêmement lourde. Lyndon LaRouche a appelé le Congrès et les dirigeants politiques à tirer enfin les leçons de cette politique en écartant immédiatement Obama du pouvoir. Parmi les questions déjà posées par certains élus, celle de savoir si les rapports quotidiens (Daily Briefings) rassemblant chaque jour pour le Président les renseignements les plus sensibles entre tous, comportaient des éléments d’alerte sur des dangers en Libye.

Contre toute évidence, Obama persiste à dire que le renversement de Kadhafi a permis une « transition démocrate » en Libye. En réalité, cette intervention anticonstitutionnelle a plutôt étendu l’insurrection djihadiste à d’autres parties de l’Afrique, à commencer par le Mali voisin, et à la Syrie.

Là, les pays occidentaux se sont alliés avec les mêmes forces insurrectionnelles pour faire tomber le régime Assad. Ironiquement, la semaine dernière, le chef d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a diffusé une vidéo appelant les combattants néo-salafistes à se joindre à l’effort pour renverser le gouvernement Assad et instaurer un Etat fondamentaliste en Syrie.

Cette déstabilisation gagne aussi la Turquie, où l’Armée turque est engagée dans une guerre anti-insurrectionnelle sérieuse avec le Parti des travailleurs kurdes (PKK), tandis que les centaines de milliers de réfugiés syriens créent une crise humanitaire et économique pour le gouvernement Erdogan.

Entre-temps, le gouvernement Cameron au Royaume-Uni et celui de Netanyahou poussent à une intervention militaire directe à la fois contre la Syrie et l’Iran. Toute la région d’Asie du Sud-Ouest et alentour ressemble de plus en plus aux Balkans à la veille de l’éclatement de la Première Guerre mondiale.

Dans cette situation extrêmement tendue, les plus grandes manœuvres navales de l’histoire du golfe Persique se déroulent cette semaine avec la participation de 25 pays, alors que la Grande-Bretagne et la France conduisent simultanément des manœuvres navales conjointes en Méditerranée orientale, au large des côtes syriennes. Entre ces deux théâtres d’opérations, six groupes de porte-avions sont déployés aux abords de la Syrie et de l’Iran. Vu l’irresponsabilité des dirigeants politiques en postes à Londres, Paris et Washington, et vu la présence de forces militaires dans la poudrière moyen-orientale, le danger de guerre est plus grand qu’à tout moment de l’histoire récente.

C’est dans ce contexte qu’il faut situer l’attentat de Benghazi, qui étant donné cette extrême état de tension stratégique, peut-être qualifié de « 11 septembre bis ».

A ce stade-ci, outre la réorientation de l’économie mondiale vers une grande politique de développement mutuel, le point d’intervention se situe directement sur nos gouvernements.

Source : Solidarité et Progrès

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