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Avec NewB, le potentiel d’un « bankrun domestique » se prépare en Belgique

Le 14 décembre à 18:12

par Karel Vereycken, fondateur d’Agora Erasmus, le lundi 1er avril 2013

Toujours plus irritées par ces banques géantes, arrogantes et en faillite, qui refusent de donner le moindre centime de crédit pour l’économie réelle, 75 ONG belges, des organisations syndicales, des fermiers indépendants et des PME, avec les bons conseils d’anciens banquiers dissidents, ont rassemblé un soutien notable en Belgique pour la création d’une « banque coopérative » qui sera « durable », sans méga-profits et investissant seulement dans « l’économie réelle ».

Parmi les soutiens publics sur leur site web, on peut remarquer le producteur laitier et leader fermier en Belgique, Erwin Schöpges, qui s’était exprimé à la conférence de l’Institut Schiller à Rüsselsheim, et le député européen Philippe Lamberts, fervent supporter de la séparation bancaire sur le modèle du Glass-Steagall Act et signataire de l’Appel à un Glass-Steagall global, initié par Helga Zepp-LaRouche et Jacques Cheminade.

Appelée « NewB », les initiateurs pensaient au départ qu’ils auraient besoin d’au moins 100 jours pour rassembler 10 000 citoyens belges pour soutenir leur proposition. Le coup d’envoi par une conférence de presse le dimanche 24 mars, en pleine crise à Chypre, et montrant l’irritation et la peur des citoyens ordinaires, a obtenu 10 000 soutiens en 48 heures et 27 000 en une semaine ! Des sources fiables en Belgique ont confirmé que le projet n’est ni une plaisanterie, ni un canular mais bien réel.

Les citoyens prêts à rejoindre le projet sont appelés à acheter une part dans la banque valant 20 euros. La nouvelle banque, si elle reçoit une licence bancaire par le régulateur belge, c’est-à-dire la Banque national de Belgique, devrait ouvrir avant la fin de l’année. Les actionnaires, appelés des « coopérateurs », se rencontreront lors d’une assemblée générale de NewB le 6 juillet, journée internationale de la coopération, pour décider des prochaines étapes.

Contrairement aux intentions affichées, pour l’instant, les statuts ne mentionnent aucunement que NewB s’interdit d’aller sur les marchés. Le principe d’une séparation stricte entre banques normales (dépôts, crédits au service de l’économie réelle) et banques d’affaires (spéculatives, à haut risque), principe que la Belgique, dès 1934, avait appliqué à l’instar du fameux Glass-Steagall Act de Franklin Roosevelt, n’y figure pas non plus.

Le porte-parole Marc Bontemps a dit que tout avait commencé par une idée folle, dans un café en 2009, une discussion entre amis sur la crise financière. « C’est plus que fonder une banque, c’est donner naissance à un mouvement et des personnes qui se lèvent. »

Pour l’instant, la création de NewB n’a pas encore provoqué un bankrun en Belgique, mais dès son ouverture, elle attirera forcément des dépôts fuyant les autres banques qui s’effondrent. Ce sera alors aux politiques de réorganiser tout le système bancaire et de le remettre au service du citoyen.

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