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Banco Santander, la Monarchie anglaise et l’immobilier : drôle de tapas

Le 18 octobre à 03:10

12 février 2010 (Nouvelle Solidarité) – La crise espagnole, tout le monde est d’accord, est d’une dimension incomparable à celle de la Grèce. Sur les 541 milliards d’euros d’exposition que les banques allemandes ont sur la zone euro, la part de la Grèce se limite à 8%. Le plus gros, 44%, c’est à dire 244 milliards d’euros, se trouve en Espagne. Les banques françaises dont l’exposition en Grèce est presque le double de celles de l’Allemagne, sont exposées à hauteur de 191 milliards d’euros en Espagne. Ce n’est pas rien !

La bulle espagnole est essentiellement immobilière, et Banco Santander lui est intimement lié. C’est Santander qui, avec l’anglais Grosvenor Property, a lancé en Espagne, les produits dérivés adossés à des créances immobilières. Et Grosvenor Property, c’est toute une histoire. La société appartient à l’homme le plus riche du Royaume-Uni, Gerald Grosvenor, qui est en même temps, 6ème Duc de Westminster, cousin de la Reine Elizabeth II et parrain du Prince William, l’héritier de la couronne.

Emilio Botin, PDG de Santander, et Gerald Grosvenor sont alliés en affaires, et ils partagent aussi le même goût pour la chasse, les grandes propriétés et le luxe.

Le New York Daily News du 12 mars 2008 rapporte que les deux hommes possèdent de grandes propriétés dans la région de Castilla/La Mancha au sud de Madrid. Là, dans cette propriété de 16 000 hectares, Grosvenor a l’habitude de recevoir les Royals et même d’organiser parfois les booms des héritiers de la couronne. La propriété de Botin n’est qu’à quelques kilomètres de la sienne et des drôles de choses s’y produisent. Le quotidien El Pais du 25 avril 2008 rapporte, par exemple, qu’un petit avion s’y est écrasé en essayant d’atterrir sur la piste de la propriété. La police a trouvé dans l’avion 200 kg de drogue (haschisch) provenant du Maroc. Le seul survivant de cette équipée, un homme qui attendait l’avion sur la piste d’atterrissage, a été arrêté, puis relâché, avant d’être envoyé à l’étranger où il a disparu. Le porte-parole de la famille a déclaré cependant que cet incident n’avait rien à voir avec la famille Botin.

Mais les avoirs de Santander ne se limitent pas à des propriétés immobilières. Depuis l’orage financier qui s’est déchaîné contre les pays du Club Med, Jose Manuel Campa, secrétaire d’Etat espagnol à l’Economie et aux Finances, est très occupé. Lors d’un récent voyage à Londres, il a dû s’expliquer devant un gratin de 150 financiers et décideurs économiques de la City, sur l’état de l’économie espagnole. Même chose à Paris, où il est passé le 9 février dernier. Dans une interview à Les Echos, il est présenté comme un « universitaire renommé » de l’IESE Business School. Ce que l’on ne dit c’est que jusqu’en 2009 lorsqu’il a été nommé sous-secrétaire d’Etat, Jose Manuel Campa occupait, en effet, la chaire de « Institutions financières et de la gouvernance d’entreprise », dans cette International Business School de l’Université de Navarre. Il faut savoir cependant qu’il s’agit d’un emploi rémunéré et qu’il l’est par Banco Santander ! On apprend aussi que M. Campa n’a pas démissionné de ses fonctions, mais qu’il a juste pris un congé de longue durée.


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