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Belgique : Agora Erasmus amplifie sa mobilisation pour Glass-Steagall !

Le 11 décembre à 20:12

par Guillaume Dubost, le 6 décembre 2012

L’immense majorité des Belges a été frappée par le paradoxe constitué par les deux décisions majeures prises par leur gouvernement le mois dernier. D’un côté, après de très longues et difficiles discussions et compromissions au sein du conclave budgétaire, une politique d’austérité avec 3,4 milliards d’euros d’économie en 2013 a été arrêtée. De l’autre, en moins de temps qu’il ne faut pour dire Dexia, la banque a été sauvée de la faillite pour la troisième fois, avec 2,9 milliards d’euros ajoutés à la dette publique. Les pleins pouvoirs accordés au ministre des Finances et l’absence de tout contrôle parlementaire dans ce cas ne profitent pas aux Belges, mais aux banques et personne n’est dupe.

Armée de notre dernier tract « David contre Goliath ? Le Premier ministre contre les lobbies bancaires », tiré à 50 000 exemplaires, Agora Erasmus est allée au devant de la population à Bruxelles, La Louvière, Mons, Anvers, Louvain, Louvain-la-Neuve et Wavre, et compte irriguer tout le pays. Plus de 6000 tracts ont déjà trouvé preneur lors de ces actions et une vingtaine de citoyens nous ont laissé des coordonnées pour rester en contact. Lors des nombreuses discussions, tout le monde reconnaît l’obligation que l’Etat reprenne le contrôle du système bancaire et mette un terme à l’impunité qui y règne.

En revanche, la confusion règne parmi la population mais aussi dans les médias et chez les politiques quant au contenu exact de la réforme bancaire à mettre en œuvre, où presque tous confondent séparation de façade des activités bancaires (dépôts et crédit d’un côté, activités de marché de l’autre) au sein d’une même banque, avec une vraie réforme, celle de la séparation stricte entre des banques dédiées (type Glass-Steagall Act de Franklin Roosevelt). Agora Erasmus a également diffusé ses tracts lors des grandes manifestations syndicales du 14 novembre. À Bruxelles, environ 1000 personnes, syndiquées ou citoyennes, se sont rassemblées dans le quartier européen. Nous y portions nos pancartes « Coupons les banques en deux ! » avec l’image d’une hache tranchant entre l’épargne et la spéculation, ce qui suscita beaucoup d’intérêt à la discussion et quelques photos.

Au-dela des affaires Dexia et la solution Glass-Steagall, c’est le sujet d’un nouveau système de crédit au service de l’économie réelle qui a dominé les discussions. Bien que le mot d’ordre des syndicats soit la défense de la solidarité et la lutte contre l’austérité, l’acceptation par les leaders syndicaux de la logique d’assainissement budgétaire, ne sauvera pas la Belgique du sacrifice sur l’autel du « veau d’or ».

Dans cet environnement, amener les alternatives positives pour sortir de la crise par le haut, devient toujours plus impératif. L’idée de séparer les banques de dépôt des banques d’affaires est de plus en plus connue, même si la pédagogie est toujours aussi nécessaire contre le brouillard créé par les lobbies bancaires. Moins connue est la prise de position favorable d’Elio Di Rupo pour la solution de type Glass-Steagall, un engagement que le Premier ministre ne doit plus tarder à exécuter sous peine de perdre toute crédibilité en Belgique et dans le monde.

Le fait que la Grèce est à la porte de la Belgique et que la situation au Moyen-Orient peut dégénérer en conflit mondial est à l’esprit de beaucoup de nos concitoyens. Notre vision optimiste pour des grands projets, ouvrant l’avenir au développement et à la coopération pour créer les conditions de la paix, plutôt que l’affrontement de tous contre tous qui domine actuellement, est bien accueillie.

Parmi les réactions les plus intéressantes que nous avons eu, il y a eu cette professeure de morale qui décida de faire lire à ses élèves l’Appel à un Glass-Steagall global, et cet homme à Mons durement frappé par la crise qui demanda un tract en plus pour le mettre dans la boîte aux lettres de son voisin, en l’occurrence M. Di Rupo. Sur un marché bruxellois, un militant a discuté avec une américaine familière des idées de Lyndon LaRouche et contente de constater que nous étendions son combat politique « jusqu’en Belgique ».

Il existe une attente sans précédent dans la population pour un leadership politique. Au regard de nos capacités, nos efforts ont impressionné. Maintenant, vu l’enjeu, il est de la responsabilité de chacun de faire plus en éliminant les limites que nous nous imposons volontairement.

Contactez-nous pour que s’organise des distributions dans vos communes !

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