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Belgique : le secrétaire d’Etat à la lutte contre la fraude rappelle l’urgence de la réforme bancaire

Le 11 décembre à 03:12

26 juillet 2012 (Nouvelle Solidarité) — Avant son départ en vacances, John Crombez, secrétaire d’Etat (SP.A) à la lutte contre la fraude sociale et fiscale, dans un entretien accordé le 23 juillet au journal Le Soir a tenu a rappeler, que dès la rentrée politique de septembre il compte discipliner le monde bancaire et financier.

Malheureusement, pour l’instant, M. Crombez se limite à revendiquer le type de séparation des activités bancaires que préconise le rapport Vickers au Royaume-Uni. On y préconise un simple cantonnement des activités bancaires sous un même toit.

Soulignons que depuis l’affaire du Liborgate, toute une faction de l’establishment financier outre-Mache, qui s’exprime sans relâche dans le Financial Times, estime que la proposition Vickers est totalement insuffisante et que seule une séparation juridique stricte (retour au Glass-Steagall Act) entre banques d’affaires, assurances et banques de dépôt et de crédit, permettra de sécuriser l’argent des déposants et des contribuables.

SIGNEZ ICI L’APPEL A UN GLASS-STEAGALL GLOBAL

John Crombez : le vrai boulot de la BNB
c’est d’expliquer comment séparer les activités bancaires


John Crombez : La crise bancaire et financière à l’automne 2008 a tout cassé, tous les efforts entrepris, et on sait, en plus, ce qui s’est passé ensuite. Maintenant, il faut donner de la stabilité. (...) C’est une tâche de tous les jours. Mais ne minimisons pas, on oublie vite !… La Belgique, disait-on, allait devenir la Grèce du nord… Et maintenant, on est l’exemple, le « chouchou des marchés » comme a titré Le Soir la semaine dernière. Soit. Mais cette stabilité est fragile. Surtout parce que la crise européenne n’est pas sous contrôle. Heureusement, ça a commencé à bouger après le changement en France et l’arrivée de Hollande. Mais quel temps perdu ! Merkel et Sarkozy ont une responsabilité incroyable.

Le Soir : Vous évoquiez la crise bancaire et financière de 2008 : rien n’a été fait, ou si peu, pour « contrôler » le secteur…

John Crombez : Eh bien, là, on touche à quelque chose d’essentiel pour le reste de la législature : la réforme du secteur bancaire et financier, et le renforcement de la « supervision ». C’est un chapitre de l’accord gouvernemental ; maintenant, il faut le mettre en œuvre.

Le Soir :
La Banque nationale (BNB) doute que l’on puisse aller bien loin dans ce domaine : elle ne croit pas au « ringfencing » à la britannique, ce système de « cantonnement », qui empêche le financement d’activités spéculatives par les banques de dépôt.

John Crombez : Je constate que presque chaque mois, le gouverneur de la BNB (Luc Coene, NDLR) s’exprime sur les prix, l’index… Tout ! Et que pour ce qui concerne cette idée de séparer les activités bancaires, la Banque nationale prétend [dans son rapport de juillet 2012] que c’est impossible à réaliser… Moi, je dis qu’au contraire, son vrai boulot, c’est ça : expliquer comment on pourra le faire ! Ils n’ont pas vu venir la crise de 2008, alors donner des leçons tout le temps !… Ça me fâche un peu…

Le Soir : Donc, c’est une réforme urgente.

John Crombez : Absolument. Luc Coene n’est pas le gouvernement. Le chapitre de l’accord gouvernemental sur la crise bancaire sera appliqué, il faut s’y attaquer rapidement. Le ministre des Finances, Steven Vanackere, prendra l’initiative.

Si l’Europe ne bouge pas, ce sera peine perdue ?

John Crombez :
Non ! On n’a besoin de personne pour faire ces réformes. La Grande-Bretagne et la Suisse ont avancé. La Belgique doit suivre. La débâcle de 2008 reste une leçon. Nous ne l’oublierons pas. Nous vaincrons les résistances. La réforme de secteur bancaire est une priorité de législature.

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