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Big Brother Obama : le petit frère de Big Brother la Reine

Le 11 décembre à 20:12

Mercredi 26 juin 2013 - Les révélations retentissantes de l’ancien contractant de la NSA Edward Snowden sur la surveillance électronique systématique de la population mondiale, offrent une confirmation officielle de ce que nous écrivons ici depuis des années : les Etats-Unis sont le partenaire junior d’un Empire britannique monétariste opérant à partir de la City de Londres et de Wall Street.

Non seulement l’étendue très large du programme d’espionnage du Royaume-Uni dépasse de loin les programmes américains, mais les cibles de ces opérations, dignes de l’ancienne Stasi est-allemande, comprennent aussi des hommes politiques et des militants qui s’opposent à l’Empire.

En témoigne la révélation sur le sommet du G20 d’avril 2009 à Londres, centré sur la crise financière. A la demande de Gordon Brown, le Global Communications Headquarters (GCHQ, plus de 5000 employés) britannique a espionné les délégués et chefs d’Etat et de gouvernement étranger.

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Siège du Global Communications Headquarters (GCHQ), les "grandes oreilles" de la Reine d’Angleterre.

Des cybercafés avaient été installés pour l’occasion, où le GCHQ pouvait intercepter les communications et surveiller les courriels et appels téléphoniques passés par les délégués sur leurs appareils BlackBerry. L’agence GCHQ avait également installé un dispositif permettant de savoir quand les délégués prenaient contact entre eux et elle avait ciblé certaines personnalités, en particulier le ministre des Finances turc. Des ordinateurs sud-africains ont également été identifiés pour être l’objet d’une attention spéciale, d’après un des documents.

Le GCHQ a reçu un rapport de son homologue américain, la National Security Agency (NSA), concernant ses tentatives pour écouter le président russe de l’époque, Dmitri Medvedev, en train de faire un appel à Moscou par satellite.

Pour Londres et Washington, il s’agissait avant tout d’obtenir des informations utiles pour « parvenir au résultat voulu » au sommet, c’est-à-dire déjouer toutes les tentatives de réformer le système bancaire en fermant son secteur spéculatif, et permettre à la City de Londres de prendre le contrôle d’un système de renflouements bancaires en pillant les contribuables et les déposants.

Londres y est effectivement parvenu. On peut lire dans la déclaration officielle à l’issue du G20 qu’il avait été décidé que le Forum de stabilité financière (FSF), une branche de la Banque des règlements internationaux (BRI) elle-même contrôlée par l’oligarchie financière, devait centraliser et mettre en avant des propositions de « réforme bancaire ». Ce fut le point de départ officiel des programmes de « résolution bancaire » qui sont adoptés aujourd’hui. Lors du sommet, le Forum a été renommé « Conseil de stabilité financière » (CSF) et doté du pouvoir de dicter des réformes aux gouvernements.

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a établi le même lien le 17 juin. Londres, 2 avril 2009 : Gordon Brown a un objectif, écrit le FAZ : « De l’argent public pour sauver les banques sans conditions douloureuses. C’est ce qu’il veut, et par hasard c’est aussi ce que veulent ses amis les lobbyistes de la City de Londres. Est-ce que les autres chefs d’Etat le voulaient, eux aussi ? Brown avait besoin de l’aide des agents de sa Majesté. »

Comme le montrent les récentes révélations faites par le quotidien britannique The Guardian, les services secrets britanniques ont effectivement aidé le Premier ministre.

« Le projet de soutenir les banques grâce à l’argent public, sans mise en place de contrôles gênants, était risqué à l’époque. Mais Brown et ses [James] Bonds ont réussi. Aujourd’hui, les nations sont surendettées, à la place des banques. »

Le G20 de 2009 n’est qu’un exemple. Un autre ancien de la NSA, Russ Tice, était l’une des sources clé du premier rapport du New York Times en 2005 sur le programme d’écoutes illégales mené sans mandat judiciaire par le gouvernement Bush. Tice explique que les véritables cibles des programmes d’espionnage des Etats-Unis et du Royaume-Uni sont des responsables gouvernementaux, des juges, des chefs militaires, ainsi des élus allant du niveau national au local.

Dans une interview avec Peter B. Collins le 19 juin, Tice a déclaré :

« Je pourrais vous donner les noms d’une flopée de personnes différentes qu’ils ont surveillées, que j’ai vus ! Les noms et les numéros de téléphone de membres du Congrès. Non seulement leurs noms, mais aussi ceux qui étaient apparemment leurs assistants, et des assistants non seulement dans les bureaux de Washington mais (…) aussi dans leurs circonscriptions. (…) C’est incroyable ce que la NSA a fait. A mon avis, ils se sont simplement transformés en agence voyou disposant de moyens dopés, dignes de J. Edgar Hoover, [le dirigeant du FBI pendant de longues années] à une échelle monstrueuse. »

Ce qui éclate au grand jour, c’est la mise en œuvre de mesures d’Etat policier, non pas pour combattre le terrorisme, mais pour étouffer dans l’œuf toute opposition à la mise en place d’un fascisme financier.

Source : Solidarité & Progrès

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