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Bruce Fein : Obama se prend pour Dieu et abolit toute notion de Justice

Le 18 octobre à 13:10

11 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le constitutionnaliste américain Bruce Fein, ancien procureur général adjoint aux Etats-Unis, a lancé une attaque psychologique dévastatrice contre Obama le 5 janvier sur le site The Daily Caller. L’article fait le point sur le pouvoir que s’est octroyé Obama de décider de la vie ou de la mort de quiconque à travers le globe.

Fein avait déjà appelé à la destitution du président depuis la guerre en Libye, de concert avec l’ancien ministre de la Justice de Johnson, Ramsey Clark, et un spécialiste du droit international, le Professeur Francis Boyle.

Nous traduisons ici l’intégralité de l’article :

Dieu est vivant, l’Etat de droit est mort
par Bruce Fein

Nietzsche détrôné. Dieu est vivant. La Justice est morte. Le Président Barack Obama est Dieu. Il détient le pouvoir de vie ou de mort sur toute créature vivant sur la surface de la planète.

Le Sénat romain a attendu la mort de César Auguste pour le déifier. Le Congrès des Etats-Unis, en s’abstenant de toute action et en révoquant toute responsabilité, a déifié un Président Obama toujours en poste à la Maison-Blanche.

Avec le National Defense Authorization Act (NDAA) de 2012 et en fermant les yeux sur les usurpations présidentielles répétées, le Congrès a donné au Président Obama le pouvoir de tuer n’importe quel être humain dans le monde, figurant sur une liste d’ennemis tenue secrète, qui rappelle la Petite liste du Grand Lord exécuteur dans The Mikado.

Le champ de bataille putatif est sans frontière. Les critères de la liste sont secrets. La preuve justifiant la mise sur la liste est secrète. La justification légale pour les assassinats est secrète.

Le secret est préservé même après que la cible ennemie supposée a été vaporisée. Aucune preuve n’est exigée sur le fait que le corps humain en question ait conspiré, ait tenté de s’engager ou était effectivement engagé dans des actes hostiles envers les Etats-Unis ; ou démontrant qu’il aurait été impossible de capturer la victime pour un jugement au pénal ou pour mise en détention.

Au lieu de cela, et pour sa défense, la Maison Blanche donne corps à une doctrine divine anticonstitutionnelle reposant sur l’infaillibilité présidentielle lorsque l’enjeu est l’élimination d’ennemis présumés. La Justice est enterrée au milieu des restes de dommages collatéraux.

Cependant, consacré dans l’article 39 de la Magna Carta, la Justice est le fondement même de l’éclosion de la civilisation – le concept le plus important dans l’histoire de l’humanité. Il reconnaît que l’erreur est humaine. La soif d’argent, de pouvoir, de domination, de notoriété et de vanité incite à s’arranger avec la vérité. Les événements et les actions ont de multiples dimensions, ils n’ont pas qu’une seule interprétation, et mettent à l’épreuve l’interprétation rationnelle.

La Justice et la dignité humaine exigent toutes deux que soit entendue chaque partie en jeu avant toute prise de décision. La Justice se doit d’être rendue en raison de ce qu’elle révèle de nous en tant que peuple. Il ne s’agit en aucun cas d’une « concession » que l’on ferait à des suspects ennemis.

Lorsque le président russe Vladimir Poutine fit assassiner l’opposant Alexander Litvinenko en l’empoisonnant au polonium à Londres, l’assassinat fut qualifié, aux Etats-Unis, de tyrannique. Lorsque l’Ayatollah Khamenei fit assassiner Shapour Bakhtier, le dernier premier ministre sous le Shah, le meurtre fut stigmatisé aux Etats-Unis comme relevant du terrorisme d’Etat.

Mais lorsque les citoyens des Etats-Unis Anwar al-Awlaki, Samir Khan, ainsi que le fils d’al-Awlaki, âgé de 16 ans, furent assassinés par le Président Obama en 2011 avec des drones Predator, les Etats-Unis ont applaudi sans qu’une opposition puisse se faire entendre.

Dans La ferme des animaux de George Orwell, tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres. Dans l’empire des Etats-Unis, tous les assassinats sont égaux, mais les assassinats perpétrés par le président des Etats-Unis sont « normaux », alors que les assassinats perpétrés par d’autres sont des crimes.

L’historien romain Tacite observait comment la République romaine se transformait en Empire romain : « Les pires crimes étaient perpétrés par une minorité, voulus par davantage de personnes, et tolérés par tous. » Ainsi, L’Ecclésiaste, 1, 9, avait bien vu la chose : « Rien de nouveau sous le soleil. »

Source : Solidarité et Progrès

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