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« Canons d’août » : spectre d’une Troisième Guerre mondiale

Le 24 février à 13:02

Jeudi 6 août 2015 - Alors que le secrétaire d’État américain John Kerry était au Moyen-Orient à partir du 1er août, où il a rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov pour tenter à nouveau de calmer les conflits dans la région et au niveau international, les événements, de même que les déclarations récentes du président Obama intensifient la menace de guerre mondiale, faisant planer le spectre d’un scénario des « canons d’août » rappelant la Première Guerre mondiale.

Depuis des semaines, Lyndon LaRouche prévient qu’une provocation contre la Russie pourrait mener rapidement à une guerre générale. De nombreux « points chauds » pourraient servir de détonateur, dont le plus brûlant est la soudaine décision d’Obama d’autoriser l’armée de l’Air à défendre les rebelles syriens, y compris contre l’armée de l’Air syrienne, suite à la folle intervention militaire turque en Syrie avec le soutien des Américains. Il y a également la crise en Ukraine autour du Secteur de droite et d’autres forces antirusses et fascistes, le brouillage d’avions de combat russes à partir des pays Baltes, la poursuite du système américain de défense antimissile en Europe et les contre-mesures russes, pour ne citer qu’eux.

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La période la plus propice pour une telle provocation, estime LaRouche, est le mois d’août, lorsque le Congrès est en congé annuel et que l’état-major des armées subit un remue-ménage. Cela fait qu’il est urgent de neutraliser le président Obama dès maintenant.

La Russie consciente du danger

Le président russe Vladimir Poutine a indiqué, au cours de diverses interviews, qu’il est parfaitement conscient des dangers découlant des provocations de l’OTAN et des Etats-Unis. La récente annonce de Washington, qui entend poursuivre, malgré l’accord P5+1 avec l’Iran, le déploiement du système de défense balistique en Europe, ne fait que confirmer que ce système était dirigé dès le départ contre la Russie et non pas contre d’éventuels missiles tirés depuis l’Iran.

Dans ce contexte, la Russie ne croise pas les bras. Ses sous-marins et bombardiers stratégiques continuent leurs manœuvres tout près des limites du territoire, couvert par l’OTAN, qui s’est très largement étendu depuis la chute du Mur, comme pour souligner que la Russie dispose d’une capacité de riposte sûre – et qu’elle est prête à s’en servir en cas d’attaque.

Par ailleurs, le président de la Douma, Sergueï Narychkine, a lancé une sévère mise en garde lors d’un entretien avec Izvestiya, publié le 30 juillet à l’occasion de l’anniversaire des « canons d’aôut » – l’entrée de la Russie dans la Première Guerre mondiale le 1er août 1914, aux côtés de la Serbie. Il a déclaré que si l’Ouest poursuit « la logique de la Guerre froide », Moscou ripostera de manière appropriée, avant de préciser :

« Une troisième guerre mondiale serait la dernière. Et le renforcement des capacités de défense russes, y compris les décisions de financement prises par la Douma, vise précisément à éviter une telle guerre. »

Les dirigeants russes sont également conscients de l’existence de diverses opérations de guerre asymétrique dirigées contre leur pays. Ainsi, le Kremlin a annoncé la semaine dernière que le National Endowment for Democracy, la « qango » (une autorité de fait gouvernementale mais quasi autonome) américaine qui est au coeur de l’appareil responsable des « révolutions de couleur », est désormais interdite d’activité sur le territoire russe. La Chine et l’Inde, deux autres membres des BRICS, ont également pris des mesures d’interdiction à l’égard d’ONG politiques qui ne déclarent pas leurs sources de financement de l’étranger.

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