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Charlie Hebdo et les enfants du Londonistan

Le 19 août à 09:08

Vendredi 9 janvier 2015 - Cité par le Telegraph le 8 janvier, un indicateur travaillant sous couverture et familier avec la mosquée du Parc de Finsbury à Londres a décrit l’attaque contre Charlie Hebdo comme « l’héritage d’Abou Hamza », le fameux prédicateur wahhabite de cette mosquée tristement célèbre.

Londres était à la fin des années 1990 la planque par excellence du terrorisme international, à tel point que les services secrets français surnommèrent la capitale britannique le « Londonistan ». Le lieu le plus symbolique en était précisément... la mosquée de Finsbury Park. Extradé vers les Etats-Unis, Hamza, inculpé l’année dernière pour actes terroristes, doit être jugé aujourd’hui à New York.

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Chérif Kouachi (à droite) en 2006, avec son futur mentor, Djamel Beghal (à gauche et en médaillon)
Crédit : The Telegraph

Djamel Beghal

Or, Le Monde, dans son enquête sur Chérif Kouachi, un des auteurs de l’attaque contre Charlie Hebdo, révèle que lors de son passage de janvier 2005 à octobre 2006 à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), Kouachi avait fait la connaissance de celui qui deviendra son mentor : Djamel Beghal, lui-même un disciple direct d’Abou Hamza, qu’il a fréquenté lorsqu’il résidait à Londres.

Beghal est même décrit comme une « présence constante » à la mosquée de Finsbury Park à la fin des années 1990 lorsqu’elle était un centre majeur de recrutement djihadiste. Beghal est aussi connu comme proche du jordanien Abou Qatada, considéré comme « l’ambassadeur de Ben Laden » en Europe et extradé depuis 2013 vers la Jordanie.

Djamel Beghal est également une figure clé de la mouvance d’Al Qaida, affirme le Telegraph. C’est lui qui aurait recruté aussi bien Richard Reib (arrêté le 22 décembre 2001 pour avoir essayé de faire exploser le vol 63 d’American Airlines reliant Paris à Miami en y embarquant des explosifs dissimulés dans ses chaussures - d’où son surnom shoe bomber), que Zacarias Moussaoui, le fameux « 20e pilote kamikaze » des attaques du 11 septembre.

Revenu en France, Beghal se fait appeler « Abou Hamza », tellement il en a fait son idole. Il a déclaré qu’il avait créé des cellules terroristes dans plusieurs pays européens, dont l’Angleterre, l’Allemagne, la France et l’Espagne. Bien que ce réseau semble avoir été démantelé après son arrestation en 2001 pour un projet d’attentat contre l’ambassade des États-Unis à Paris, c’est Beghal, en prison, qui a recruté Kouachi il y a dix ans pour renouveler sa mouvance.

Beghal et Kouachi sont restés en contact lors de leur sortie de prison. Une photo les montre jouant une partie de foot en avril 2010 dans le Cantal, avec Ahmed Laidouni, un recruteur du djihad et Farid Melouk, un membre algérien du GIA. Amedy Coulibaly, responsable de la prise d’otage dans une épicerie kasher à Paris, connaissait aussi bien Chérif Kouari que Djamel Beghal à qui il rendait régulièrement visite.

Hamza, MI5 et Scotland Yard

En mai 2014, lors des auditions d’Abou Hamza, son avocat Joshua Dratel, a affirmé que son client a toujours agi comme « un intermédiaire » entre les autorités britanniques et les extrémistes du Londonistan.

Se basant sur 50 pages de notes prises par Scotland Yard, détaillant les échanges de son client avec les services, Dratel a affirmé que Abou Hamza coopérait avec le MI5 et la police pour en finir avec les prises d’otages et pour réduire les tensions avec la communauté musulmane en Angleterre.

Lors de son procès au Royaume Uni en 2006, Hamza avait déjà affirmé haut et fort que, de 1997 à 2000, il était en contact régulier avec le MI5 et les services spéciaux anglais. « Cet aveu extraordinaire » dit aujourd’hui le Telegraph, « nourrira les théories du complot qui disent que s’il pouvait prêcher la haine pendant si longtemps, c’était parce qu’il travaillait pour la police ».

Ainsi, tant qu’il n’y avait « pas de sang versé sur le sol britannique », les autorités fermaient les yeux, surtout quand les mouvances terroristes se déchaînaient à l’étranger, là où cela arrangeait les intérêts de la City et Wall Street.

Avertissement de Jacques CHEMINADE le 23 décembre :

Source : Solidarité & Progrès

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