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Chute de l’euro et Glass-Steagall : les intérêts financiers s’en prennent à LaRouche et Tremonti

Le 24 août à 01:08

23 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) — C’est au moment où la bataille pour Glass-Steagall s’intensifie des deux côtés de l’Atlantique que la faction financière pro-britannique italienne tente de renverser le ministre de l’Economie Giulio Tremonti, partisan d’une liquidation judiciaire des spéculateurs. Dans ses quatre pages anti-Tremonti, le quotidien Il Giornale d’hier, propriété de Silvio Berlusconi, s’en prend à la relation entre le ministre et l’économiste américain Lyndon LaRouche, comme étant la preuve de son agenda « anti-libéral » secret. Représentant au gouvernement du dernier bastion de la production en Italie – les PME-PMI du Nord mises à mal par les banques – Tremonti est le principal opposant à la politique de la City de Londres menée par Mario Draghi, le chef de la Banque centrale italienne et ancien dirigeant de Goldman Sachs.

Démarré en Une, le dossier anti-Tremonti s’achève page 4 avec un grand titre « Tremonti, ce socialiste en habit libéral » sous lequel est présenté « le panthéon » de ses héros : Jean-Baptiste Colbert, Alexander Hamilton, John Maynard Keynes (il faut bien un agent britannique de service) et Lyndon LaRouche !

L’encadré sur LaRouche [1] en dit long sur la crainte des intérêts financiers de voir les remèdes de l’économiste rooseveltien repris en Europe :

« Né en 1922 à Rochester aux Etats-Unis, Lyndon LaRouche est considéré comme un perpétuel candidat à la présidence américaine avec ses huit tentatives consécutives, à commencer en 1976 avec le Parti ouvrier américain. Ses détracteurs le considèrent comme un incorrigible marxiste-léniniste. Ses supporters le considèrent comme le véritable ennemi des forces œuvrant à l’établissement d’un gouvernement mondial impérial d’essence libérale. En Italie, LaRouche, qui affirme que « le système monétaire international actuel est irrémédiablement en faillite », a eu des contacts avec Tremonti qui s’est dit être un lecteur attentif de ses écrits anti-libéraux et anti-marxistes. » [2]

L’entourage pro-britannique de Berlusconi a lancé la première salve de sa campagne de propagande en février, via le journaliste Giuliano Ferrara, où à la faveur des scandales sur les pratiques sexuelles du « cavallo », ils ont convaincu le Premier ministre affaibli d’aller contre Tremonti en lançant un plan de dérégulation et de privatisation. La seconde salve a été tirée avant-hier avec une grande interview dans Il Giornale du nouveau ministre de la culture Giancarlo Galan appelant à l’éviction de Tremonti. Galan traitait Tremonti de socialiste anti-libéral qui ferait perdre les élections à Berlusconi. Galan est un libéral forcené dont la carrière a été faite par Publitalia, la puissante régie publicitaire du groupe Berlusconi, au moment où elle était dirigée par le pro-mussolinien notoire Marcello dell’Utri, celui qui a poussé Berlusconi à entrer en politique et qui est actuellement jugé pour ses liens avec la Mafia.

Avec la chute imminente de l’euro et la poussée transatlantique Glass-Steagall pour castrer les spéculateurs, l’oligarchie financière ne semble pas très rassurée...


Lire aussi :


[1] Lyndon LaRouche a répondu à l’article de Il Giornale dans une déclaration publiée en anglais sur le site de son Comité d’action politique : http://www.larouchepac.com/node/18020.

[2] Au passage, l’on note toujours avec amusement comment la calomnie est ajustée à la tête du client : là où LaRouche est traité d’ « extrémiste de droite » pour intimider les gens de gauche, il devient un « vilain gauchiste » lorsqu’il s’agit d’intimider les gens de droite...

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