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Crise budgétaire : Wall Street ordonne à Obama de bloquer Glass-Steagall

Le 21 août à 13:08

Communiqué du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC)

Washington DC, le 5 octobre 2013 – Wall Street exige du Président Obama qu’il empêche le rétablissement du Glass-Steagall Act à tout prix, et qu’il poursuive la politique de renflouement des banques et de pillage des Américains, afin de préserver son système en faillite. Cette politique va engendrer un accroissement de l’hyperinflation, de l’austérité et du nombre de victimes parmi nos concitoyens les plus vulnérables.

Plusieurs sources haut placées à Washington DC ont confirmé que c’était l’ultimatum posé par les représentants de Wall Street lors de leur rencontre privée avec Obama, le 2 octobre à la Maison Blanche. Cette délégation était formée par le Financial Services Forum, une coalition des 19 plus grosses banques et sociétés d’assurance du pays ; parmi les délégués se trouvaient Jamie Dimon, Pdg de JP Morgan Chase, Lloyd Blankfein, Pdg de Goldman Sachs, Brian Moynihan, Pdg de Bank of America, Michael Corbat, Pdg de Citibank, et Anshu Jain, Pdg de Deutsche Bank.

La directrice du FMI Christine Lagarde a livré le même message dans une interview au Financial Times du 4 octobre, insistant sur le fait que la Réserve fédérale maintienne indéfiniment ses 85 milliards de dollars d’assouplissement quantitatif mensuels destinés au renflouement de Wall Street et des banques européennes. Dans le même temps, le secrétaire au Trésor Jack Lew, parlant au nom d’Obama, a menacé que tout défaut sur la dette américaine déclencherait une crise financière pire qu’en septembre 2008.

La vérité, comme l’a abruptement déclaré Lyndon LaRouche aujourd’hui, c’est que le « shutdown » du gouvernement fédéral et la menace de défaut sur la dette américaine le 17 octobre, n’est rien d’autre qu’une escroquerie organisée visant à conditionner le peuple américain aux politiques meurtrières déjà acceptées par Obama et les dirigeants républicains au Congrès.

« A moins que Glass-Steagall ne soit adopté immédiatement, Obama et Wall Street vont déclencher la pire vague d’austérité meurtrière et de pillage du peuple américain que l’on ait jamais vue. La séparation totale entre banques commerciales et l’ensemble des activités de paris financiers est le seul remède. Il s’agit de mettre Wall Street en faillite avant qu’ils ne puissent déclencher pleinement leur plan meurtrier. Le Président Obama n’est qu’un pion de ces intérêts financiers, comme en témoigne son acharnement à maintenir les programmes de renflouement et de bail-in , et à empêcher l’adoption du Glass-Steagall.

« C’est une question de jours et de semaines avant qu’Obama et sa meute de parlementaires républicains, sur ordre de Wall Street, ne répandent l’enfer sur terre pour les Américains, avec des coupes budgétaires encore plus fortes que le séquestre des derniers mois. Le ’shutdown’ du gouvernement est la plus grande mise en scène de l’histoire, avec pour but de préparer l’opinion à accepter plus d’hyperinflation, de renflouements, de bail-in , et des conditions de vie détériorées, afin que Wall Street puisse survivre un peu plus longtemps pendant que les honnêtes travailleurs meurent en grand nombre.

« Il est temps pour le Congrès de rompre avec Wall Street et ses larbins de la Maison Blanche, et de mettre en place la seule politique qui permettra de remettre les Etats-Unis sur la voie de la prospérité : adopter dès cette semaine le Glass-Steagall, à la majorité absolue.

« En adoptant le Glass-Steagall, l’on brise instantanément la mainmise de Wall Street. Dès lors que l’on arrête de maintenir en vie les banques systémiques avec l’argent du contribuable et des déposants, elles disparaissent... Bon débarras ! Il ne restera plus que la partie commerciale du système bancaire, viable mais sous-capitalisée, et l’on aura alors l’occasion de ressusciter le crédit fédéral pour financer les grands projets économiques comme NAWAPA ou un programme international à marche forcée pour maîtriser l’énergie de fusion.

« C’est l’heure de vérité, et j’appelle les Américains à exiger de leurs représentants au Congrès qu’ils arrêtent de se comporter comme des idiots corrompus qui s’adaptent à la ligne Wall Street-Obama. Adoptez Glass-Steagall, éliminez la force de nuisance de Wall Street et de leurs alliés européens, et travaillez à la renaissance du développement économique de notre pays et du monde telle que mes collègues et moi l’avons définie. »

Obama et les Républicains, ensemble pour l’austérité et le krach

Aux Etats-Unis, alors qu’il aurait été relativement facile d’obtenir un accord pour faire voter le budget de l’Etat américain, avec le scénario du shutdown il apparaît clairement que le président Obama, aussi bien que les républicains, entendent tirer un profit politique immédiat en laissant pourrir la situation.

Cependant, ce qui inquiète les marchés financiers et leurs porte-paroles (Christine Lagarde du FMI, Christian Noyer de la Banque de France et de la Banque des règlement internationaux, etc.), c’est qu’aucun accord ne soit trouvé pour relever le plafond de la dette américaine, actuellement fixé à 16 700 milliards de dollars (12 280 milliards d’euros). Or, sans un accord d’ici le 17 octobre, les Etats-Unis risquent le défaut de paiement, ce qui provoquerait une nouvelle crise financière mondiale.

Pour mettre fin à ce petit jeu, l’économiste et homme politique américain Lyndon LaRouche a demandé au Congrès d’agir immédiatement pour sortir le pays de l’impasse en votant la proposition de Loi pour le Glass-Steagall du 21ème siècle actuellement bloquée par les Commissions diverses de la Chambre et du Sénat.

« Le président Obama fait son Néron, cherchant désespérément à exploiter la paralysie du gouvernement pour rétablir sa crédibilité. Et nombre de députés et sénateurs républicains acceptent bien volontiers de jouer son jeu. Tout ceci est une farce qui masque une réalité bien plus grave : l’économie américaine est en chute libre et tout le système financier transatlantique, allant de la Réserve fédérale jusqu’aux mégabanques de Wall Street, est sur le point d’exploser, et rien ne peut être fait pour l’empêcher. L’hyperinflation, aggravée par l’assouplissement quantitatif des dernières années, ainsi que par les renflouements, externes ou internes [bail-out ou bail-in], a atteint le point où le niveau de vie d’une majorité de la population américaine est en chute libre. »

Pour éviter que l’impact de cette crise ne soit répercuté sur l’économie réelle et la population, LaRouche exige du Congrès qu’il se réunisse de toute urgence et vote le rétablissement de la Loi Glass-Steagall de 1933, afin de « mettre fin aux bail-out et aux bail-in. Laissons les gangsters de Wall Street faire faillite, car ce sont des parasites vivant aux crochets de l’économie réelle, qui ne méritent que la prison... Le Congrès doit réhabiliter les politiques du Système américain d’économie politique [Friedrich List, Alexander Hamilton, Henry Carey, etc.], avec le crédit public dédié à des projets de développement qui permettront de reconstruire l’économie réelle, tout en créant des millions d’emplois productifs et bien rémunérés. »

LaRouche a insisté sur le fait que toutes les coupes budgétaires proposées dans le contexte des négociations sur le plafond de la dette ne feraient qu’aggraver la situation. La crise gouvernementale n’est qu’un écran de fumée pour détourner l’attention de l’urgence de rétablir Glass-Steagall, et même un levier pour obtenir les coupes exigées par Wall Street. C’est exactement ce que souhaite Obama, et les élus républicains qui acceptent de jouer ce jeu ne sont que des pantins obéissant, comme le président lui-même, aux intérêts financiers de Wall Street et de la City.

Source : Solidarité & Progrès

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