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David contre Goliath ? Le Premier ministre contre les lobbies bancaires

Le 18 octobre à 13:10

Ne laissons pas les résultats des élections communales alimenter le séparatisme et surtout écarter le débat sur la faillite du système bancaire qui nécessite l’action urgente de notre gouvernement. Agora Erasmus lance une nouvelle campagne pour que les banques soient enfin coupées en deux ! Diffusez ce tract autour de vous, contactez nous pour participer à nos distributions.


 

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Le 14 octobre, les Belges ont rejeté une grande partie de la classe politique en place depuis la fin de la guerre. Ils exigent qu’on mette fin à une impunité qui continue à protéger ceux qui profitent des politiques qui nous ont conduits dans le mur, qui nous privent d’emplois qualifiés, de logements et de soins de santé abordables, de salaires dignes et de notre capacité à offrir un avenir à nos enfants. Il s’agit bien sûr des grandes banques belgo-françaises qui, sous couvert de « solidarité » européenne, exigent l’austérité pour tous (sauf eux-mêmes) et organisent la mise sous tutelle de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande et de l’Espagne, afin d’extorquer l’argent qu’ils ont perdu au casino financier mondial.

Notre Premier ministre Elio Di Rupo (et peu importe ici sa couleur politique) a pris la mesure du défi que nous lance notre époque : doit-on continuer à sacrifier les peuples sur l’autel du « veau d’or », ou faut-il brider les lobbies bancaires pour remettre du crédit au service de l’économie réelle et du progrès social ? Le Premier ministre est le seul en Europe qui, avec courage et peut-être au risque de sa vie, a publiquement identifié l’unique solution qui s’impose : celle de scinder les banques en deux (solution du type Glass-Steagall Act, loi bancaire promulguée en 1933 par le Président Franklin Roosevelt aux Etats-Unis, reprise dès 1934 chez nous). Interrogé par La Libre Belgique le 1er septembre, il a clairement appuyé là où cela fait mal : « L’un des grands problèmes, c’est la taille des banques. Au Royaume-Uni, les banques représentent 600 % du produit intérieur brut ; au Danemark, 500 % du PIB ; aux Pays-Bas, en France, en Belgique, elles représentent entre 360 % et 400 %. Dès que les banques ont un problème, l’impact sur les Etats est gigantesque. Il faut sortir de la logique propre du système financier qui consiste à privatiser les profits et à socialiser les pertes. Les moyens financiers tournent dans le monde de la finance et ne sont plus consacrés, de manière suffisante, à l’économie réelle. Cela n’est pas normal. Il y a une demande, en Belgique comme dans d’autres pays – au Etats-Unis par exemple –, de scinder les banques : d’un côté les banques de dépôts, de l’autre les banques d’affaires. »

Agora Erasmus, qui a milité pour une telle politique depuis des années, appelle tous les Belges à appuyer cette démarche en diffusant cette information autour de vous. Pour qu’elle puisse aboutir, nous préconisons 6 mesures fondamentales mais complémentaires.

Ainsi il faut :

1) rejeter publiquement la fausse bonne idée qu’il suffit d’interdire les activités spéculatives les plus risquées (Règle Volcker) ou que le simple cantonnement "sous un même toit" des activités bancaires suffirait (Rapport Vickers et Liikanen). Le crash de 1929 a démontré l’efficacité redoutable de telles "protections".

2) donner une chance à une vraie politique de redécollage grâce à un moratoire ou l’annulation pure et simple de certaines dettes illégitimes ;

3) lancer de toute urgence, sous le contrôle d’un Conseil du crédit productif public, une politique de grands travaux utiles et qualifiants (énergie, transports, infrastructures, etc.), en particulier en faveur des jeunes ;

4) remettre en cause, et abroger si besoin, toute législation européenne qui va à l’encontre de ces mesures de salut public ;

5) mettre à jour et faire voter le projet de loi de séparation bancaire qui attend depuis le 11 mars 2010 l’adoption dans la Chambre et le Sénat ;

6) préparer la nationalisation des institutions financières en grande difficulté.

Adhérez, faites un don et surtout signez l’« Appel à un Glass-Steagall global »

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