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Des banquiers belges opposés à Glass-Steagall risquent la prison

Le 24 août à 06:08

Mercredi 12 décembre 2012 - Depuis le 6 décembre, cinq cadres de l’ancienne banque belge Fortis ont été inculpés par le juge d’instruction Jeroen Burm, pour manipulation de cours, escroquerie et faux en écriture, commis dans les jours et semaines avant l’acquisition de Fortis par le géant français BNP Paribas. La Chambre du conseil devra décider de leur renvoi en correctionnel, et les peines encourues dans ce cas sont de 5 ans de prison.

Les inculpés sont le comte Maurice Lippens, ancien président du comité de direction, Jean-Paul Votron, ex-CEO de Fortis, Gilbert Mittler, ancien directeur financier, Herman Verwilst, ex-directeur adjoint, ainsi que Filip Dierckx, ancien CEO de Fortis banque et actuellement vice-président de BNP-Paribas Fortis, détenue à 74% par BNP Paribas et à 25% par l’Etat belge.

Dierckx est également le président de la Fédération belge du secteur financier (Febelfin) et un des opposants les plus virulents à toute séparation bancaire telle que défendue par le Premier ministre Elio di Rupo. Aussi bien BNP-Paribas Fortis que la Febelfin ont publiquement déclaré qu’elles maintenaient toute leur confiance en Filip Dierckx.

Pour mémoire, Fortis s’est retrouvée en faillite suite à des investissements à haut risque dans l’affaire ABM Amro. Démantelée en 2008, la banque a d’abord été rachetée par l’Etat belge qui l’a ensuite revendue à BNP-Paribas, sans que les actionnaires puissent donner leur accord, malgré une décision rendue en leur faveur par le Tribunal de commerce. Bien sûr, se servir au passage, lorsqu’on dispose d’informations sensibles, pouvait tenter la haute direction de la banque.

Les cadres inculpés de Fortis déclarent sans rougir ne pas être responsables de ce qui s’est passé à cette époque. Lippens dit même qu’il n’est pas banquier et qu’il se reposait sur son CEO, Jean-Paul Votron, lequel prétend ne pas se rappeler de grand-chose sur cette période spécifique. Ce dernier est aussi sous la pression de l’Autorité des services et marchés financier (FSMA) et risque une amende administrative de 500 000 euros. Dans ce dernier cas, il s’agirait de communication frauduleuse lors de l’acquisition d’ABM Amro, une affirmation que Votron considère comme « ridicule, malsaine et mensongère ».

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