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Détroit d’Ormuz : LaRouche met en garde contre les « têtes brûlées »

Le 12 décembre à 13:12

Paris, 17 janvier 2012 (Nouvelle Solidarité)—Le monde est sur le point de basculer dans une troisième guerre mondiale thermonucléaire, a déclaré une fois de plus Lyndon LaRouche, soulignant que toute forme de provocation, particulièrement dans les zones du golfe Persique et du détroit d’Ormuz, serait insensée. LaRouche répondait entre autres à des rapports d’une source de haut niveau des renseignements américains, selon laquelle une faction belliciste au sein des Gardiens de la Révolution iranienne envisageait un incident militaire « limité » dans le détroit, pour leur permettre de consolider leur pouvoir à la veille des élections parlementaires de mars. L’Iran, dans l’attente des élections décisives, est entraîné dans une lutte intense entre groupes rivaux.

« Seuls les pires ennemis de l’Iran bénéficieraient d’une provocation aussi irresponsable », a averti LaRouche. « Si quelques éléments des Gardiens de la Révolution devaient consciemment provoquer même un incident mineur dans le détroit d’Ormuz, je serais obligé de poser la question : de quel côté êtes-vous ? Êtes-vous des agents israéliens ? »

Face à cette escalade, les mises en garde contre une troisième guerre mondiale et les efforts pour éviter la guerre s’élèvent de partout.

David Ignatius du Washington Post et le New York Times du 14 janvier, ont appelé tous deux à des pourparlers secrets entre les Etats-Unis et l’Iran, pour éviter qu’un incident mineur dans le golfe ne conduise à une escalade vers une guerre générale.

Parmi les autres qui ont donné de la voix, on trouve l’analyste Paul Craig Roberts, un Républicain modéré de la vieille école. Son article La prochaine guerre à l’ordre du jour de Washington passe en revue toutes les provocations des Etats-Unis et donne trois raisons pour montrer qu’ils sont en train de préparer une entrée en guerre contre l’Iran :

1. Le fait que l’idéologie des néoconservateurs ait été complètement adoptée par l’administration Obama ;
2. Le désir d’Israël d’éliminer tout soutien aux Palestiniens et au Hezbollah, de s’emparer de toute la Palestine et des ressources en eau ;
3. La volonté d’empêcher l’ascension de la Chine en créant un point d’étranglement sur leur accès à l’énergie.

« Conséquence de tout cela », continue-t-il, « le risque d’Armageddon nucléaire est aujourd’hui supérieur à celui qui existait du temps de la doctrine de Destruction mutuelle assurée (MAD) lors de la guerre froide entre les Etats-Unis et l’Union soviétique. »

Gary Sick, ancien membre du National Security Council où il était chargé des problèmes du Moyen -Orient sous le président Jimmy Carter, a publié une tribune le 12 janvier, intitulée Iran : les Etats-Unis ont besoin d’une porte de sortie à la crise. « Quand deux pays importants semblent s’exciter mutuellement dans une guerre dangereuse et insensée, il peut être utile de prendre une profonde inspiration, laisser la rhétorique de côté pour un moment, et retourner aux fondamentaux. »

Il appelle à des négociations sans les provocations et les menaces qui réduisent les chances de succès et il souligne qu’à des époques récentes, les Etats-Unis et l’Iran avaient accepté de remplacer l’uranium enrichi à 20% des iraniens par des barres de combustible pour faire fonctionner le réacteur iranien qui produit des isotopes médicaux. Sick appelle à ce que les pourparlers à venir en Turquie soient utilisés comme la dernière occasion pour conclure ce marché.

Le 11 janvier, Phil Giraldi, un ancien de la CIA, a publié un autre article sur antiwar.com, intitulé A quoi pourrait ressembler la guerre avec l’Iran ? dans lequel il revient sur un article qu’il avait écrit en septembre 2007 intitulé « A quoi pourrait ressembler la troisième guerre mondiale ? ».

Dans ce scénario qu’il imaginait à l’époque, une escarmouche mineure entre un commandant de navire des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) et une frégate américaine conduisait à des échanges de feu limités, puis à un cessez-le-feu temporaire et à une session d’urgence du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Israël saisissait l’occasion pour bombarder la centrale de Bouchehr et les installations nucléaires de Natanz en Iran, tuant 13 scientifiques et techniciens russes travaillant dans les deux sites. Le Congrès des Etats-Unis votait ensuite à une large majorité pour exiger que le Président apporte un soutien militaire à Israël, ce qui conduisait à une campagne américaine de bombardement à grande échelle. Le scénario s’aggravait jusqu’à une troisième guerre mondiale thermonucléaire.

Tous ces articles publiés dans les dernières 72 heures reflètent à la fois une mobilisation des forces anti-guerre, et une reconnaissance du fait que la situation dans le golfe Persique est en ce moment déjà à un stade où la moindre pression exercée sur la détente déclencherait une guerre qui pourrait s’aggraver hors de tout contrôle.

Source : Solidarité et Progrès

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