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Draghi en prison ? Encore un peu de patience...

Le 19 septembre à 22:09

Lundi 1er juillet 2013 - Après tous ses beaux discours sur l’orthodoxie budgétaire des Etats membres de la zone euro, l’actuel président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi risque de devoir bientôt s’expliquer devant la justice sur la manière dont il aurait causé 8 milliards d’euros de pertes à l’Etat italien (des pertes non encore comptabilisées), héritées de l’époque où il était Directeur général du Trésor (entre 1991 et 2001).

Une enquête est sur le point d’être ouverte dans la péninsule, suite aux allégations selon lesquelles Draghi avait supervisé l’achat de contrats dérivés par l’Etat italien afin de maquiller ses comptes au moment d’entrer dans la zone euro. [1]

Le procureur de Rome a déclaré au Financial Times de Londres qu’il prévoyait rencontrer des responsables du Trésor, de la Banque d’Italie et de la Cour des comptes afin d’approfondir la question. Même s’il n’a pas spécifié s’il s’agissait d’une enquête au pénal, il a précisé être secondé par la brigade financière, qui a demandé des compléments d’information sur les contrats dérivés souscrits par le bureau de gestion de la dette du Trésor italien à l’époque où Draghi en assurait la direction.

Selon le FT, la question n’est pas le montant de la perte en tant que telle, ni même l’usage de produits dérivés, mais la volonté politique de manipuler les comptes de l’Etat, ce que tout le monde savait à Bruxelles mais que personne n’a dénoncé à l’époque.

Une pratique qui ne s’est pas limitée d’ailleurs à l’Italie, puisqu’il est connu aujourd’hui que la Grèce avait usé des mêmes techniques, sur les conseils d’une certaine banque d’affaires, Goldman Sachs, à laquelle se joindra en 2002 un certain... Mario Draghi, occupant depuis Londres le poste de vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe.

Le fait que le fils de Mario Draghi, Giacoma Draghi travaille comme trader de taux d’intérêt au bureau londonien de la banque d’affaire Morgan Stanley n’a évidemment aucun rapport avec les activités parfaitement légales de son père...

Source : Solidarité & Progrès

[1] Rappelons que l’un des critères de Maastricht stipule que la dette publique ne doit pas dépasser 60 % du PIB et le déficit annuel 3 % du PIB.

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