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Du LIBOR à Glass-Steagall, en passant par Pecora

Le 17 octobre à 06:10

22 juillet 2012 (Nouvelle Solidarité) – Sur son blog, Christian Chavagneux, le rédacteur adjoint d’Alternatives Économiques, dans un article intitulé Faut-il mettre quelques grands banquiers en prison ?, rebondit sur les éditoriaux de Favilla et François Vidal sur le même thème parus dans Les Echos cette semaine.

A leur façon, tous ces articles confirment ce que nous avons annoncé sur notre site : le grand déballage en cours d’une douzaine de scandales financiers retentissants et à portée mondiale (« Baleine de Londres », blanchiment d’argent de la drogue par HSBC, manipulation des taux Libor et Euribor, Appolonia, etc.) prend désormais la forme d’une nouvelle « Commission Pecora à ciel ouvert  ».

En 1933, le Président américain Franklin Delano Roosevelt, confronté à un refus net de la part des banquiers de la place de New York, en particulier la famille Morgan, de son souhait d’en finir avec la "finance folle", avait chargé le procureur indépendant Ferdinand Pecora d’auditionner devant le Sénat américain quelques banquiers véreux de l’époque. Pecora n’avait pas hésité à perquisitionner certaines banques pour obtenir leurs « vrais » chiffres ! (Ça donne des idées pour aujourd’hui !)

A l’époque, la médiatisation par la grande presse américaine de ces auditions fut une étape cruciale pour faire accepter à tous, suite à la grande panique bancaire (bankrun), qu’on imposé la séparation stricte entre d’une part les banques d’affaires spéculatives, et d’autre part les banques de dépôt et de crédit essentielles à l’économie réelle grâce au Glass-Steagall Act.

Alors que pendant toute la campagne présidentielle (ou faut-il dire, depuis 1995), ces auteurs ne se sont pas vraiment bousculés pour interroger le candidat Jacques Cheminade qui revendiquait, comme point central de son programme de campagne "la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les causes de la crise financière, dotée de pouvoirs d’instruction et de réquisition" (c’est-à-dire à la Pecora), aujourd’hui, nous ne pouvons que leur dire "bienvenue aux ouvriers de la onzième heure" !

D’ailleurs, je ne doute pas une seconde qu’ils ajouteront sans tarder leur signature prestigieuse à l’APPEL A UN GLASS-STEAGALL GLOBAL.

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