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En mémoire de Jean Verstappen : Un résistant dont nous devons poursuivre le combat

Le 27 juillet à 14:07

Par Guillaume Dubost, président d’Agora Erasmus

Samedi 31 octobre 2015 - Nous n’avons malheureusement fait la connaissance de Jean Verstappen que trop tardivement. Cependant notre unique rencontre dans un café près de chez lui avec deux de ses amis, nous confirma qu’il fut toute sa vie le combattant contre l’injustice, qui l’amena à entrer dans la Résistance à l’âge de 17 ans lors de l’occupation de la Belgique. Jusqu’à son dernier souffle, le samedi 17 octobre, il s’engagea contre le « nazisme sous toute ses formes », et il fut heureux d’apprendre l’intervention de la Russie en Syrie depuis le 30 septembre. Il comprenait cela comme un développement majeur dans la nouvelle dynamique globale initiée par les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

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Jean Jacques Verstappen, né le 1er février 1923 et décédé le 17 octobre 2015.

Syndicaliste chrétien, membre du Mouvement Ouvrier Chrétien, du Parti Communiste, du Mouvement Populaire Wallon, Jean Verstappen a rejoint en 1962 la rédaction du journal Le Travailleur [1], créé un an plus tôt suite à la Grande grève de l’hiver 1960 – 1961 en Belgique. Le journal se voulait le porte parole des ouvriers, rassemblant des tendances diverses, comme le montre ses fondateurs : des prêtres ouvriers, des membres de la FGTB et de la CSC.

Le Travailleur mena des campagnes pour l’unité ouvrière, contre les lois anti-grèves et les armes nucléaires, tandis que Jean Verstappen initiait les Rencontres Ouvrières en Brabant-Wallon, où des militants d’organisations ouvrières diverses pouvaient débattre et échanger sur leur programmes politiques et leurs actions. Le Travailleur accentua en 1964 son combat pour l’union de la gauche et des listes d’Union Démocratique se présentèrent aux élections communales. Aux élections nationales de mai 1965, Jean Verstappen fut élu au parlement comme sénateur communiste du Brabant-Wallon.

Ayant lui-même vécu l’horreur de la guerre, il milita constamment contre l’interventionnisme extérieur qui se drape faussement dans la justice, la démocratie et la responsabilité de protéger. En 1960 c’était contre l’intervention militaire américaine au Vietnam, et plus tard, au travers des publications de Rencontres pour la Paix, il s’attaquera à la déstabilisation du Congo et du Rwanda par les puissances occidentales.

Plus récemment, il a soutenu des initiatives de l’Institut Schiller, fondé par Helga Zepp-LaRouche, en signant avec plus de 300 personnalités internationales un appel pour que l’Europe et les États-Unis abandonnent leur géopolitique et collabore avec les BRICS. Il envoya aussi un message de soutien à la conférence de l’Institut Schiller à Paris en juin 2015, sur le thème de Rebâtir le monde à l’ère des BRICS.

Nos pensées vont d’abord aux membres de sa famille et ses amis, à qui nous présentons nos condoléances les plus sincères. Cependant, le combat de toute son existence doit continuer de vivre au travers de nous, ainsi qu’au travers de vous qui nous lisez. Car en ce moment le péril, et en même temps le potentiel de le neutraliser, n’ont jamais été aussi grands.

[1] Mémoire de la Grande grève de l’hiver 1960 – 1961 en Belgique par Bernard Francq, Luc Courtois et Pierre Tilly, édition Le Cri

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