FRNL
   
  • 55€
  • 1010€
  • 2020€
  • 5050€
  • 100100€
  • 500500€
   

Expérience CLOUD : Quand les rayons cosmiques s’attaquent au réchauffement climatique

Le 21 octobre à 01:10

Nouvelle Solidarité - Article élaboré à partir d’une émission du LPAC-TV sur ce thème

Les premiers résultats de l’expérience CLOUD, menée au CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), en Suisse, par l’équipe du professeur Jasper Kirkby, qui étudie les relations entre les rayons cosmiques et le climat, sont parus dans le magazine Nature du 24 août.
Pour ceux qui aspirent à comprendre par quelles voies les événements sur Terre, y compris le climat, sont affectés par des processus solaires et galactiques, la publication des résultats de CLOUD est une bonne nouvelle !
Pour ceux qui espéraient utiliser le spectre d’une catastrophe climatique causée par l’homme [anthropogénique] pour imposer un plan malthusien de désindustrialisation et de dépopulation sur la planète, c’est une catastrophe...
Car les résultats de l’expérience CLOUD battent en brèche toute la propagande catastrophiste du GIEC, travaux de référence pour l’imposture du réchauffement climatique. Conscient de la bombe politique que cela représente, Rolf-Dieter Heuer, le directeur général du CERN, terrorisé, a même déclaré le 15 juillet au Welt Online : « J’ai demandé à mes collègues du CERN de présenter leurs résultats clairement, mais de ne pas les interpréter [sic]. Cela pour éviter d’entrer dans l’arène hautement politique du débat sur les changements climatiques. Il doit être clair que les rayons cosmiques ne sont qu’un des paramètres. »


Percer le mystère de la formation des nuages

L’expérience CLOUD (Cosmics Leaving Outdoor Droplets), menée au laboratoire de physique des particules du CERN, fut proposée dès 1998, dans la foulée des travaux du scientifique danois Henrik Svensmark montrant qu’il existe une corrélation entre les variations du flux de rayons cosmiques bombardant l’atmosphère de la Terre depuis l’espace extra-atmosphérique, et les variations de l’épaisseur de la couverture nuageuse de basse altitude, qui refroidit la Terre en réfléchissant la lumière du Soleil.

Il apparut alors que les particules chargées des rayons cosmiques, partiellement modulées par les activités du Soleil, sans que l’on comprenne encore comment, peuvent aider à amorcer la formation des nuages.

C’est en vue d’étudier ce processus que l’expérience CLOUD a été réalisée. Elle a été menée par une équipe interdisciplinaire de scientifiques provenant de dix-huit instituts de neuf pays, comprenant des physiciens de l’atmosphère, du Soleil, ainsi que des rayons cosmiques et des particules.

L’expérience se déroule dans une chambre expérimentale, dite « à brouillard », de 3 mètres de diamètre, remplie d’un mélange rigoureusement contrôlé d’air, de vapeur d’eau et de « gaz traces » tels que le sulfure d’hydrogène et l’ammoniac, portés à des températures variées afin d’imiter les conditions présentes dans l’atmosphère.

JPEG - 83.6 ko
L’expérience CLOUD a battu en brèche les modèles climatiques du GIEC qui prétendent qu’il n’existe aucun lien entre formation des nuages et rayons cosmiques. Ici le professeur Kirkby à l’intérieur de la « chambre à brouillard ».
Crédit : Cern

Des lampes UV reproduisent artificiellement le Soleil, fournissant une partie de l’énergie nécessaire au gaz pour réagir chimiquement et former ainsi des aérosols, c’est-à-dire de minuscules particules en suspension dans l’air. Ces aérosols sont à l’origine de la formation des nuages, éléments essentiels du climat. Comme une petite graine, ils offrent à l’humidité de l’air un support pour condenser. Environ la moitié des aérosols proviennent de la surface terrestre : poussières, particules de combustion, pollution… L’autre moitié est issue des gaz présents dans l’atmosphère qui condensent et forment des aérosols liquides. « Jusqu’à ce jour, on pensait que l’acide sulfurique et l’ammoniaque étaient les principaux responsables de la production d’aérosols dans la basse atmosphère (environ un kilomètre de la surface de la Terre), précise Jasper Kirkby, responsable de l’expérience. Or notre travail montre que ce n’est pas du tout le cas ! Ils n’interviennent que dans une proportion d’un dixième à un millième dans la formation des noyaux de condensation. » Conclusion : « Il est maintenant urgent d’identifier d’autres gaz et de définir si leur origine est naturelle ou humaine », précise le physicien.

Pour recréer les conditions exactes de l’atmosphère, les chercheurs exposent leur mélange à deux sources d’énergie grâce au synchrotron à protons (PS) du CERN : premièrement, les rayons cosmiques secondaires naturels, qui se déversent constamment sur Terre, suite aux collisions de rayons cosmiques primaires dans la haute atmosphère ; deuxièmement, des particules accélérées capables d’imiter les particules à haute énergie provenant de l’espace.

Comme ces rayons cosmiques créent des ions chargés électriquement, contribuant à la formation et à la croissance d’aérosols, une chambre à réaction, c’est-à-dire un champ électrostatique artificiel, permet d’examiner l’effet spécifique des ions dans la formation des aérosols. Un ensemble d’instruments mesurent alors leur formation et leur croissance. Dans les conditions appropriées, ceux-ci deviennent alors des particules donnant naissance aux nuages.

La deuxième découverte de l’équipe internationale de CLOUD a été que l’ionisation générée par les rayons cosmiques accroît de manière substantielle la formation de noyaux de condensation, dans certains cas d’un facteur 10 !

Mais il y a plus que cela. Le taux de nucléation observé au laboratoire ne fut qu’entre un dixième et un dix millième du taux observé dans l’atmosphère. Ce qui signifie que d’autres gaz traces, absents dans l’expérience, semblent jouer un rôle beaucoup plus important que prévu. Il semble s’agir en particulier d’aérosols organiques produits exclusivement par de la matière vivante.

L’équipe de CLOUD écrit dans son rapport : « En s’appuyant sur les premiers résultats de CLOUD, il est clair que le traitement de la formation d’aérosols dans les modèles climatiques devra être revu de manière substantielle, puisque tous les modèles supposent que la nucléation est causée uniquement par l’acide sulfurique, l’ammoniac et l’eau. »

JPEG - 132.3 ko
Sur le site du Centre européen de recherche nucléaire (CERN), en Suisse, l’équipe interdisciplinaire de scientifiques, provenant de dix-huit instituts de neuf pays, comprenant des physiciens de l’atmosphère, du Soleil, ainsi que des rayons cosmiques et des particules, pose fièrement devant le dispositif expérimental.
Crédit : Cern

Les modèles climatiques, notamment ceux du GIEC, ignorent totalement le rôle des rayons cosmiques dans la formation des nuages, sous prétexte qu’aucun mécanisme physique pour une telle interaction n’a été établi. Ces mécanismes sont exactement ce que CLOUD montre à présent ; et ils corroborent des expériences menées auparavant par Svensmark avec des procédés similaires.

Mais plutôt que de réviser les modèles actuels, il serait probablement plus profitable de les jeter tous à la poubelle et de fonder une nouvelle science climatique sur des vrais travaux expérimentaux.

Après tout, l’existence d’un lien dynamique entre les rayons cosmiques, le Soleil et la Terre, n’a plus à être démontré. Rien que les preuves tirées de la paléoclimatologie permettent d’établir, sans équivoque, la connexion étroite entre rayons cosmiques et climat tout au long de l’histoire géologique de la Terre.

L’effet des rayons cosmiques sur la formation des nuages est une partie très importante du phénomène. Cependant, comme les résultats de l’expérience CLOUD l’indiquent eux-mêmes, de nouveaux principes restent à découvrir, comme le rôle actif de la biosphère dans la formation des nuages.

Enfin, ce sera notre capacité d’appréhender ces principes afin d’orienter volontairement le climat, qui sera notre meilleur laboratoire de recherche climatique.

Comme l’ont montré les événements climatiques meurtriers de l’année passée, c’est à notre propre péril que nous ignorons ces vastes influences solaires et galactiques.

Tenter de bâillonner des scientifiques est une chose, obtenir du Soleil qu’il se tienne tranquille en est une autre...

CLOUD cherche des liens entre rayons cosmiques, nuages et climat
Extrait d’un communiqué du CERN d’octobre 2006 :
 
« L’idée à l’origine de cette expérience a émergé il y a deux siècles. William Herschel, astronome royal [britannique], remarqua alors une corrélation entre les taches solaires et le prix du blé en Angleterre. C’était la première observation suggérant une influence des variations du Soleil sur le climat terrestre. La variabilité climatique liée au Soleil est restée un grand mystère, malgré toutes les recherches sur ce sujet. Pendant la "petite ère glaciaire" qui a prévalu au tournant du XVIIe et du XVIIIe siècle, les taches solaires ont pratiquement disparu pendant 70 ans, l’intensité des rayons cosmiques a augmenté et le climat s’est refroidi. Ce phénomène semble n’être que le plus récent d’une douzaine d’épisodes similaires qui se sont produits au cours des derniers 10 000 ans. Aujourd’hui, la raison pour laquelle la brillance du Soleil connaîtrait des fluctuations à cette échelle de temps n’a pas été établie. La possibilité d’une influence directe des rayons cosmiques galactiques (qui sont modulés par les fluctuations du vent solaire) sur le climat retient donc l’attention des scientifiques. »

Réactions dans la presse :

The Observatory, 25 août 2011 : « L’expérience CLOUD du CERN est destinée à étudier la formation de nuages et l’idée que les rayons cosmiques peuvent avoir une influence. Le message à retenir de cette recherche, c’est que nous ne comprenons pas les nuages au-delà de quelques notions plus ou moins intuitives. Et nous comprenons encore moins les aérosols. En outre, il apparaît que certains composés à l’état de trace semblent avoir une grande influence sur la formation de nuages tout comme les rayons cosmiques dont l’influence apparaît "significative" d’après le CERN. »

Physics World, 24 août 2011 : « Henrik Svensmark salue les nouveaux résultats qui confirment les recherches menées par son propre groupe : une étude publiée plus tôt cette année par son groupe a montré qu’un faisceau d’électrons envoyé dans une chambre à brouillard provoquait la formation d’agglomérats. Il admet que le lien entre les rayons cosmiques et la formation de nuages ne sera prouvé que lorsque les particules d’aérosol suffisamment grosses pour agir comme des surfaces de condensation seront étudiées en laboratoire, mais il pense que son groupe a déjà mis en évidence la preuve solide de ce lien sous la forme de corrélations négatives entre la couverture nuageuse et les tempêtes solaires ».

Nigel Calder, 24 août 2011 : « Bien qu’ils ne l’aient jamais avoué, les Grands Prêtres de la Vérité qui Dérange - dans leurs Eglises comme le GISS (NASA), l’Université de Pennsylvanie ou l’Université d’East Anglia, ont toujours su que l’hypothèse des rayons cosmiques de Svensmark constituait la principale menace contre leurs hypothèses sommaires et pauvrement modélisées d’auto-amplification de l’action des gaz à effet de serre. En montrant comment la large et évidente influence du soleil au cours des siècles et des millénaires précédents pouvait être expliquée, et en appliquant le même mécanisme au réchauffement du XXe siècle, Svensmark met en grand danger les prédictions alarmistes ainsi que les milliards de dollars qui vont avec, et qui sont attribués à l’entreprise réchauffiste par les gouvernements anxieux. »

BBC News, le 3 avril 2008 : « Si Henrik Svensmark a raison, nous suivons une mauvaise piste avec toutes les mesures coûteuses que nous prenons contre les émissions carbonées ; s’il a raison, nous pourrions poursuivre sans inconvénient les émissions de carbone actuelles. »

National Post, 23 février 2007 : « Jasper Kirkby est un scientifique de valeur, mais il s’est montré piteux politique. En 1998, prévoyant qu’il allait être le leader d’une expérience déterminante sur le rôle du Soleil dans le réchauffement climatique, il a fait l’erreur de dire que le Soleil et les rayons cosmiques seraient probablement reconnus comme étant quelque chose comme la moitié ou même la totalité de la cause du réchauffement observé au cours du siècle. Le réchauffement climatique observé ferait, d’après lui, partie du cycle naturel des températures terrestres. Le docteur Kirkby fut immédiatement condamné par les scientifiques pour avoir minimisé le rôle de l’Homme dans le réchauffement climatique. Et il fut aussitôt la cible des médias, citant des scientifiques qui craignaient que ses propos ne soient utilisés par des lobbyistes à la solde des compagnies pétrolières pour discréditer l’effet de serre. Et le financement de son expérience dérangeante, qui apparaissait assuré lorsqu’il annonça sa proposition de recherche, fut mis au congélateur. »

 Envoyer à un ami  Nous contacter
 
   
  • 55€
  • 1010€
  • 2020€
  • 5050€
  • 100100€
  • 500500€