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Face à la sécheresse, le gouvernement Sarkozy prône la soumission à la dictature verte

Le 17 août à 01:08

27 mai 2011 (Nouvelle Solidarité) — La sécheresse touchant toute l’Europe et la France prend des proportions inquiétantes. Comme en Afrique, nos agriculteurs prient de plus en plus les dieux de la pluie et la moitié des départements français a dû prendre des mesures pour limiter la consommation d’eau.

Le 16 mai, la ministre de l’Environnement Nathalie Pinces-monseigneur (NKM) a réuni à Paris le Comité sécheresse en charge de suivre la situation et imaginer des solutions.

Rien de très précis n’en est sorti pour faire face à la crise. Pire, NKM a souligné que le gouvernement maintient l’objectif d’une réduction de 20% de la consommation d’eau d’ici 2020, en lançant un appel à l’ensemble des usagers, « à prendre conscience de la nécessité d’agir ».

Pour NKM, alors que le phénomène de pénurie extrême risque de se reproduire à l’avenir, l’amélioration structurelle de la gestion des ressources en eau est une priorité.

Pour sa part, l’ancienne ministre de l’Environnement Ségolène Royal, actuellement présidente de la région Poitou-Charentes, un des départements les plus touché par la sécheresse, dénonce cette réunion qui n’a « abouti à aucune mesure d’urgence face à la sécheresse ».

Devant l’inaction du gouvernement, Ségolène réclame une « politique vigoureuse, comprenant des mesures d’urgence face aux difficultés à court terme, mais aussi des actions à plus long terme pour réduire notre dépendance à l’eau ».

La démarche de NKM se réduit à l’application des mesures définies par le Grenelle de l’Environnement, notamment la récupération des eaux de pluie, la réutilisation des eaux usées traitées ou la réduction des fuites dans les réseaux.

Aucune réponse ferme donc devant la demande des syndicats agricoles qui réclament des investissements lourds permettant cette meilleure gestion de l’eau grâce à la création de lacs de retenues supplémentaires. Rien non plus sur le dessalement de l’eau de mer, possible grâce au lancement de centrales nucléaire de quatrième génération.

Pour NKM, les moyens pour parvenir à la réduction de la consommation d’eau seront intégrés « au plan national d’adaptation au changement climatique » qu’elle compte dévoiler le mois prochain.

Pour préparer le rationnement de l’eau, un vaste lavage de cerveau est déjà en cours. D’après un sondage IFOP pour Sud-Ouest Dimanche, cinq français sur six (86%) seraient prêt a rationner l’eau potable pendant la journée, surtout lorsqu’ils sont ailleurs que chez eux...

On a qu’à faire des réservoirs !

De leur côté les agriculteurs dénoncent l’absence de volonté politique pour bâtir de nouveaux réseaux de barrages et de réservoirs dans les régions sous-équipées. « Ca fait près de 20 ans (qu’en France) on n’est pas capable de sortir le moindre projet en agriculture pour stocker de l’eau en période hivernale », déplore Xavier Beulin, président de la FNSEA. Il faut « sortir de cette situation dans laquelle nous sommes en France et qui fait un peu rigoler tous nos voisins européens », explique Jean-Luc Capes, le Monsieur Eau du premier syndicat agricole français. « Si nous pouvions mobiliser 1% de l’ensemble de la pluviométrie qui tombe sur la France, en plus de ce qui est fait aujourd’hui [environ 3% - ndlr], on pourrait sans doute éviter la crise dans laquelle nous sommes en train d’entrer ».

Si les préfets sont très autoritaires vis-à-vis des agriculteurs lorsqu’il s’agit de les rationner, ils le sont beaucoup moins lorsqu’il faut promouvoir les projets de réservoirs. Xavier Beulin a également attaqué des associations environnementales « qui se mettent en travers de la route » avec « beaucoup de recours déposés (...) tantôt pour un insecte, tantôt pour une grenouille à ventre jaune », tout en rappelant qu’il n’y a pas d’antagonisme de fond entre agriculture et environnement, mais qu’on ne peut pas « mettre la France sous cloche ». [extraits AFP dans Le Parisien ]

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