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Gelons la spéculation bancaire, pas nos salaires !

Le 18 décembre à 14:12

Tract Solidarité & Progrès (France) et Agora Erasmus (Belgique) distribué en français, néerlandais et anglais à la manifestation organisée le 24 mars à Bruxelles par la Confédération européenne des syndicats (CES/ETUC) contre l’austérité et la gouvernance européenne.


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La peur a enfin changé de camp. Réduit à la misère par des décennies d’exploitation imposée par le FMI et le népotisme des despotes locaux, c’est d’abord en Tunisie, en Egypte, en Algérie, au Maroc, et maintenant en Libye, au Bahreïn et même au Yémen et en Arabie Saoudite, qu’hommes et femmes, surtout les jeunes diplômés, descendent dans la rue pour réclamer un avenir en exigeant « Pain, liberté, dignité ».

Cependant, ce vent de « grève de masse » décrit par Rosa Luxemburg souffle sur toute la planète. Aux Etats-Unis, après les plans de renflouement - sans aucune contrepartie - adoptés par le couple Bush-Obama en faveur des « banksters » de la City et de Wall Street, les Etats, villes et districts américains se voient obligés de démanteler leurs services publics et de licencier en masse pour éviter la mise sous tutelle. Mais le peuple américain dit NON ! Au Wisconsin, face à un gouverneur tyrannique, qui vient d’abroger les droits élémentaires des syndicats, enseignants, étudiants, pompiers, policiers et fonctionnaires manifestent jour après jour à Madison, où deux dimanches de suite, 100 000 américains ont occupé le siège du gouvernement de l’Etat. Et l’étincelle du Wisconsin se répand actuellement à l’Ohio, au Michigan, à la Californie, au New Jersey et même Las Vegas est gagnée par la contestation.

En Europe, la « finance folle », avec son « Pacte pour l’euro » exigeant plafonnement de la dette, gels des salaires, réduction des droits syndicaux, flexibilité de la main d’oeuvre, et fin de l’indexation des salaires sur la hausse du coût de la vie, exige, elle aussi, sa livre de chair pour « sauver » un euro dont les jours sont comptés.

Les syndicats européens, notamment par la déclaration commune des syndicats français et allemands du 22 mars, ont raison de dénoncer ce « diktat des marchés ». A la place de l’austérité, ils exigent à juste titre un retour à une politique de croissance, de formation et d’innovation grâce à des emplois et des investissements dans les infrastructures. « Mais il n’y a pas un sou dans la caisse ! », rétorquerons sans doute les financiers qui continuent à piller les budgets de nos Etats.

Pour sortir du piège, Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France, exigent une procédure de mise en banqueroute ordonnée de tout le système financier mondial. Les élus doivent disposer d’un mandat clair pour imposer par la loi le retour à une séparation stricte entre les activités des banques de dépôt et des banques d’affaires (critères du Glass-Steagall). Cette réforme fera du crédit productif un service public aux services de l’intérêt général et des générations futures. Et les banques en faillite payeront elles-mêmes leurs choix périlleux.

Nous ne sommes pas seules. Aux Etats-Unis, la Commission d’enquête américaine sur la crise financière (FCIC) constate dans son rapport que la finance est devenue folle. Ne lui demandons donc pas son avis pour lui imposer une camisole de force !

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