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« Gouvernement technique » ou dictature ? Il caso italiano

Le 13 décembre à 06:12

19 novembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Pour le changement de régime en Libye, il a fallu le feu de l’OTAN, pour la Grèce et l’Italie, un seul mot suffit : un gouvernement « technique ». C’est quoi ? Eh bien c’est un gouvernement dont la création et la composition échappent aux règles démocratiques conventionnelles. Pour quoi faire ? Pour faire dans l’urgence ce que le peuple n’approuverait pas par les urnes. En réalité, lorsque l’oligarchie financière en vient à usurper votre souveraineté non pas par cooptation des dirigeants élus, mais par prise directe du pouvoir, cela s’appelle « fascisme financier », une menace que l’on dénonce ici depuis longtemps et devenue aujourd’hui bien réelle.

Pour usurper la souveraineté, rien de mieux que de choisir des personnes que l’on ne peut soupçonner d’être mandatées par le peuple, et qui ont elles-mêmes abdiqué leur propre souveraineté :

Mario Monti, le nouveau Premier ministre italien, est un eurocrate qui n’a jamais affronté les urnes. Il a passé sa vie dans le temple du monétarisme italien, l’Université Bocconi de Milan, en tant qu’étudiant, puis recteur et enfin président, faisant montre de son aptitude à respecter les règles du jeu. Entre 1994 et 2004, il a été en charge du Marché intérieur puis de la Concurrence à la Commission européenne, avant de devenir conseiller international de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs. A ses heures de loisirs, il est aussi président de la branche européenne de la Commission trilatérale, un club huppé pour serviteurs de la mondialisation financière

Imposé par la Commission européenne et les « marchés », le gouvernement Monti va accélérer le programme d’austérité et mener les réformes auxquelles se refusait le gouvernement démocratique : relever l’âge de la retraite à 67 ans et libéraliser le marché du travail. Voyons donc quelques uns des ministres du nouveau gouvernement :


- ministre de l’Economie et des Finances : ben... Mario Monti lui-même ! Logique non ? Prof d’éco et ancien de Goldman Sachs, il doit s’y connaître en crise financière...


- ministre du Développement économique : Corrado Passera, PDG de la banque Intesa-SanPaolo, établissement membre du cartel international Inter-Alpha. Passera a fait toute sa carrière sous la protection du milliardaire Carlo de Benedetti, propriétaire du groupe de presse La Repubblica-L’Espresso et associé de longue date du spéculateur anglophile George Soros.


- ministre de la Défense : l’Amiral Gianpaolo Di Paola, président depuis 2008 du Comité militaire de l’Otan, la plus haute autorité militaire de l’alliance. Expert en changement de régime puisqu’à ce poste, Di Paola a supervisé l’ensemble de la guerre anglo-franco-américaine en Libye, dont il n’a pas manqué de se féliciter malgré le viol du mandat de l’ONU et les assassinats extra-judiciaires de la famille Kadhafi. (nb : en règle générale dans les démocraties, on nomme des civils à ce poste)


- ministre du Travail : Elsa Fornero, économiste et universitaire, vice-présidente du Conseil de surveillance de... Intesa-SanPaolo, et vice-présidente de la fondation bancaire Compagnia di Sanpaolo. C’est elle qui sera en charge de la réforme du marché du travail.


- ministre des Affaires européennes, qui fera la navette avec Bruxelles : Enzo Milanesi, ancien chef de cabinet du commissaire européen... Mario Monti, et vice-secrétaire général de la Commission européenne sous la présidence de Romano Prodi puis de Barroso.

Voilà, c’est officiel : comme la Grèce, l’Italie, pays membre du G7, est devenu un protectorat... Alors pour l’alternative, c’est par là que ça se passe :
Appel urgent pour un Glass-Steagall global

Source : Solidarité et Progrès

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Ce qui change
Le 23 octobre 2011 à 13:10

Vers un fascisme européen ?

 
   
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