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Greenpeace mobilisée pour sauver « la baleine de Londres »

Le 17 octobre à 00:10

Par Guillaume Dubost

Jeudi 26 juin 2014 - Nous connaissons tous les campagnes publicitaires de Greenpeace, une ONG dédiée à la sauvegarde de l’environnement et des espèces animales menacées. Rien de plus étonnant donc que l’organisation se lance aujourd’hui dans un défi encore plus audacieux que la défense du panda géant ou du tigre du Bengale. Car la nouvelle espèce menacée d’extinction, le trader, est elle aussi victime du progrès technologique, bien qu’il ne s’agisse pas ici de réchauffement climatique.

Car depuis l’introduction, il y a une vingtaine d’année, de la puissance de calcul des systèmes informatiques dans les échanges financiers et monétaires, ceux-ci représentent aujourd’hui plus de 50 % des échanges internationaux ! À ce rythme là, d’ici dix ans, les traders humains, incapables de s’adapter, auront complètement disparus ! Pourtant cette espèce, d’apparition récente, qui après des décennies avait su, grâce à son adoration du « Veau d’or », son absence totale de moralité et son arrogance sans limite, squatter une niche bien confortable, va bientôt se retrouver au Musée d’histoire naturelle.

En interne, on avance que Greenpeace aurait baptisé l’opération de sauvetage « Baleine de Londres », en honneur du trader malchanceux de JP Morgan, à l’origine de pertes non négligeables de la banque. Joignant l’utile à l’agréable, quelques-uns des employés de l’ONG basée à Amsterdam se sont lancés sur le marché des changes. Malheureusement, ni leur savoir-faire ni la chance n’étaient au rendez-vous, et l’organisation essuie maintenant une perte de 3,8 millions d’euros sur un budget annuel de 300 millions, essentiellement alimenté par les gentils donateurs. Le directeur de la communication de l’ONG, Mike Townsley a reconnu que « c’est une somme énorme » mais a voulu rassurer que cela n’affectera aucune campagne en cours.

Finalement ce qui est le plus regrettable de la part de Greenpeace, c’est que leur ligne de défense fait fortement penser à celle de la Société Générale contre Jérôme Kerviel, en rejetant la faute sur un employé et sa « grave erreur de jugement ». Peut-être que l’organisation environnementaliste s’est trop identifiée à la baleine de Londres qu’elle tentait de sauver …

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