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Hoenig : Séparer les banques pour permettre de justes faillites

Le 19 août à 05:08

Lundi 21 janvier 2013 - Dans une tribune publiée hier par le quotidien financier American Banker, le vice-Président de l’Agence fédérale américaine de garantie des dépôts bancaires (FDIC), Thomas Hoenig, a appelé à en finir avec la protection publique dont bénéficient les grands banques de Wall Street. L’ancien gouverneur de la Réserve fédérale du Kansas, connu pour être favorable au rétablissement de la loi Glass-Steagall, écrit que la fin de cette garantie implicite aux activités de marché fera naturellement fondre les banques systémiques, les « too big too fail ».

« Pendant des décennies, le principe de limitation des subventions était compris et appliqué. La loi Glass-Steagall assurait la séparation entre les banques de détail et la protection publique d’un coté, et les banques d’investissement et les activités de courtier-négociant de l’autre. Tout aussi important, les banques d’investissement étaient maintenues à l’écart du système des paiements et étaient empêchées de financer leurs activités avec des dépôts garantis. Investisseurs et créanciers comprenaient le risque et les avantages pour chaque type de société, et exigeaient des capitaux et des gains à la mesure de ces risques. Lorsque les banques de détail faisaient faillite, elle étaient mises en redressement judiciaire par la FDIC et le système des paiements était protégé. Lorsque des sociétés d’investissement faisaient faillite, elles étaient mises en liquidation judiciaire. Ainsi, les effets de faillites financières sur l’économie étaient contenus.

Ce système a servit les Etats-Unis depuis la Grande dépression jusqu’à 1999, lorsque l’adoption de la loi Gramm-Leach-Bliley a mis fin à la séparation des activités. »

Hoenig explique ainsi que le problème des banques systémiques serait réglé puisque si les banques d’affaires et de marché étaient séparées, ne bénéficiant plus du soutien public et donc laissées à la règle de la libre-concurrence, « le marché leur demanderait d’être plus solidement capitalisées et d’avoir une taille d’actifs plus sûre ». « En retour, écrit-il, cela augmenterait la possibilité de les mettre en liquidation si elles se trouvaient en difficultés, plutôt que de les laisser sur les bras du contribuable. »

En effet, la non-séparation des banques étendant la garantie publique à toutes les activités de marché, « les créanciers se soucient moins du risque et font moins attention à l’état de l’établissement financier ». « Un problème qui s’accroît avec la taille des établissements et la multiplication des activités bénéficiant de la garantie », écrit Hoenig.

« Garantir les activités bancaires non-essentielles comme la prise ferme, le trading pour compte-propre, la tenue de marché et les dérivés, encourage les établissements à mettre ces activités au bilan essentiellement en s’endettant à court terme. Ce qui a pour effet de fragiliser de plus en plus le système financier et de rendre proportionnellement plus difficile de permettre à ces établissements de faire faillite. Si ces activités sont essentielles à la réussite de l’économie de marché, il n’y a aucun argument rationnel qui justifie cette subvention publique. (...)

Si l’on veut réellement régler le problème des ’too big to fail’, ces activités doivent être à nouveau séparées. Les établissements de crédit devrait être confinés aux opérations de paiement, de prêt et aux activités traditionnelles découlant de ce rôle élémentaire. »

Signez et envoyez à votre député l’Appel à un Glass-Steagall global  !

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