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J.P. Morgan sur la brèche pour empêcher le retour de Glass-Steagall

Le 18 octobre à 13:10

Dimanche 11 août 2013 - Alors qu’il sillonne le pays, mettant en garde contre la disparition de milliers d’emplois dans le cas où un Etat se prononcerait en faveur d’une séparation stricte entre banques, le PDG de la banque J.P. Morgan, Jamie Dimon, interrogé par un quotidien d’Oklahoma sur la proposition de loi (S. 1282) visant à rétablir le Glass-Steagall Act de 1933, introduite par un groupe de sénateurs de premier plan sous la direction de la démocrate Elizabeth Warren, a évidemment balayé d’un revers de la main cette idée qui lui fait si peur.

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Jamie Dimon, le PDG de J.P. Morgan : "mettez-moi les menottes si vous en êtes capable !"

Sans rougir, Dimon a affirmé que « nos affaires aux Etats-Unis n’ont rien à voir avec le Glass-Steagall et [que] la plupart des autres pays du monde, notamment le Canada, l’Australie ou encore le Japon, n’avaient pas Glass-Steagall et n’ont eu aucun problème. Bien sûr, nous avons tous intérêt à disposer d’un système financier solide et d’une régulation rigoureuse. Comment y parvenir ? On peut avoir de longs débats sur comment il doit fonctionner – car il n’y a pas forcément qu’une seule façon, mais peut-être plusieurs ». Il a également fait l’éloge de la pseudo réforme bancaire d’Obama : « [La loi] Dodd-Frank accomplit l’essentiel de ce que les gens souhaitent. »

Dimon voulait sans doute dire qu’avec la loi Dodd-Frank, les banques de Wall Street, moyennant le paiement d’une grosse amende de temps à autre, peuvent continuer leurs activités criminelles de spéculation et de pillage des dépôts de leurs clients.

Le jour même où le directeur de J.P. Morgan annonçait au monde qu’« on n’a pas besoin de Glass-Steagall », la SEC (Securities Exchange Commission), le gendarme de la bourse américaine, annonçait l’ouverture d’une nouvelle enquête sur cette banque concernant la vente de subprimes entre 2005 et 2007.

Pour mémoire, aucune grande banque n’a eu à subir de poursuites pénales pour ces pratiques criminelles, alors que, comme le souligne le journaliste d’investigation Matt Taibbi, la moindre petite fraude sur les tickets alimentaires (food stamps), qui maintiennent en vie 50 millions d’Américains, est sévèrement sanctionnée.

Pour sa part, dans sa colonne publiée dans le Huffington Post, l’écrivain Richard Eskow exhorte les Américains à ne pas baisser les bras face à l’arrogance de l’administration Obama, les appelant à exiger que toute la lumière soit faite sur les crimes de Wall Street et que le Glass-Steagall soit pleinement rétabli.

Source : Solidarité & Progrès

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