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JP Morgan, Grèce, Espagne : le bateau coule

Le 19 octobre à 07:10

22 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) — Selon CNN et autres médias, les pertes de JP Morgan Chase seraient déjà de l’ordre de 6 à 8 milliards de dollars, et continuent à se creuser de jour en jour. Le patron de la banque avait estimé le 11 mai dernier à 2 milliards les pertes sur des paris s’élevant à quelque 100 milliards de dollars, mais refuse toujours de dire combien coûterait au final l’aventure insensée de la « baleine de Londres » et de ses supérieurs.

Bloomberg cite toutefois un financier pour qui les pertes de Morgan crèveraient les plafonds (ou perceraient les planchers, selon si on y met le signe négatif ou non) « si la situation virait à la catastrophe en Europe dans le court terme » et ce en raison de la structure même des paris faits par JP Morgan.

Or, il semble bien que la situation en Europe soit bien mal orientée, surtout si Obama et nos dirigeants européens persistent dans leur politique d’austérité et de renflouement bancaire à vannes ouvertes, privant encore plus l’économie réelle, sur les deux rives de l’Atlantique, des ressources nécessaires à sa convalescence.

Un 12e sommet de crise européen est en effet prévu pour demain, mais rien ne devrait sortir du bras de fer entre la France et l’Allemagne, c’est-à-dire entre les partisans des euro-obligations et ses opposants, sinon un compromis sur l’endroit où on placera la virgule dans le communiqué final.

Pendant ce temps la panique bancaire s’amplifie et les retraits d’argent des banques se poursuivent en Grèce et en Espagne, sous la forme de ce que le Financial Times appelle un bank run en « slow-motion » (une sorte de glissement de terrain au ralenti), avec le bout de la pellicule déjà en vue.

Ainsi, suite à la relance keynésienne post-2008 et l’austérité post-2010, il ne reste plus que l’hyperinflation (et la fascisme pas bien loin derrière) ou bien, comme Solidarité & Progrès l’a défendu depuis le tout début de la crise, une reconstruction de l’économie physique sur une base véritablement « rooseveltienne », c’est-à-dire un grand programme d’infrastructures et d’investissements scientifiques financé par le crédit productif public, mis en place suite à une commission d’enquête sur les banques et à un nouveau Glass-Steagall Act séparant les banques de dépôts des banques d’affaires.

Les prochaines élections législatives, tant en France qu’en Grèce, sont la dernière chance pour mobiliser les peuples européens pour une sortie par le haut.

Source : Solidarité et Progrès

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