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Krach financier : arrêtons la nouvelle tulipomanie !

Le 24 août à 01:08

Par Karel Vereycken,
fondateur d’Agora Erasmus


« Le mardi 3 février 1637, après quatorze ans de marché haussier, la bulle des tulipes éclate après qu’un vendeur eut échoué à trouver acheteur pour un lot offert à 1400 florins. La semaine suivante, les prix dévissent dans toute la Hollande. Il se crée une situation chaotique et les intermédiaires se disputent sur la validité des contrats. Assez rapidement, il s’avère que la plupart des fleuristes ont vendu des tulipes qu’ils ne possèdent pas à des acheteurs incapables de les payer… »


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Contrairement aux ânes, nos rois, princes et ministres n’ont rien appris de l’histoire ! Avec l’abrogation en 1999 de la loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt, ils ont consenti à la (con)fusion totale entre, d’une part, des banques commerciales (émettrices de crédit sur la base de dépôts et d’épargne) et d’autre part, des banques d’affaires engagées dans des spéculations de plus en plus sophistiquées à très haut risque (trading, titrisations, dérivés, etc.). Ainsi, les spéculateurs peuvent directement parier avec l’épargne et les dépôts des citoyens et des entreprises dans ce qu’on appelle désormais une « économie de casino ».

Comme nous le savons tous, au casino on finit par tout perdre. C’est ce qui vient de se produire pour la majorité des grandes banques du monde !

Pour dissimuler leur faillite, elles ont pris nos gouvernements en otage et tentent de faire payer la facture aux simples citoyens à coup de règles d’or, économies draconiennes dans la santé, l’éducation, de gel des investissements dans l’infrastructure, une réduction des subsides et des aides au monde associatif, aux plus démunis, aux banques alimentaires.

Comme dans les années trente, un fascisme financier apparaît : que ce soit en Grèce, ou ailleurs, des « hommes en noirs », véritables liquidateurs judiciaires, viennent vendre nos peuples et nos pays au plus offrant pour sauver des sangsues !

Cependant, de la même façon que tout l’or de l’Amérique et le duc d’Albe ne sauvèrent guère l’Espagne de la faillite, la totalité des avoirs de nos Etats n’est que de la petite monnaie en comparaison avec les millions de milliards de produits dérivés et de titres synthétiques dont la valeur est proche de zéro.

Pour démasquer cette fiction bancaire, Hans Hoogervorst, président de l’International Accounting Standards Board (IASB) a constaté que la plupart des banques européennes n’ont pas assez provisionné leurs titres grecs. Soulignons qu’en réalité, il ne s’agit pas de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal ou de l’Irlande, mais entre autres, d’ABN AMRO, Société Générale, Dexia, Deutsche Bank, BNP-Paribas-Fortis, ING et Santander.

Ont-elles été mieux gérées que les pays pointés du doigt ? N’ont-elles pas falsifié leurs bilans en surévaluant des titres sans valeur et en cachant les milliards d’actifs toxiques auxquelles elles s’accrochent quitte à détruire leur propre système ?

Cette crise n’est donc pas une crise financière mais une crise politique. Nous sonnons aujourd’hui le tocsin : seul un retour immédiat à la version originale de la loi Glass-Steagall peut protéger les intérêts des Etats et des citoyens contre les risques insensés des spéculateurs.

En Belgique, en Angleterre, en Suisse et aux Pays-Bas, des élus de tout bord reprennent notre revendication. Aux Etats-Unis, la députée démocrate Marcy Kaptur dispose déjà de 45 co-sponsors pour un projet de loi visant à rétablir le Glass-Steagall Act qu’Obama sabote.

De pair avec cette réforme, une procédure de faillite ordonnée des banques permettra de passer l’immense montagne de dette-poison par pertes et profits et libérera du crédit productif pour les entreprises, le commerce, l’infrastructure, l’industrie, l’agriculture et la recherche.

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