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L’UE rejette le projet Transaqua pour la remise en eau du lac Tchad

Le 12 décembre à 07:12

Vendredi 4 octobre 2013 - En réponse à une question de la députée européenne Cristiana Muscardini, la Commission européenne a rejeté l’idée d’un transfert de ressources hydrauliques vers la Sahel, une région dévastée par la sécheresse, invoquant des préoccupations environnementales.

En écartant d’un revers de main la seule politique capable de sauver l’Afrique, les institutions européennes montrent une fois de plus leur vrai visage, celui de promoteurs d’un malthusianisme vert et destructeur au service de l’oligarchie financière.

Le 17 juillet dernier, Mme Muscardini avait soumis la question suivante à la Commission européenne, inspirée d’un rapport de l’Alerte Stratégique, une lettre d’information publiée par Executive Intelligence Review (EIR) :

En raison de la sécheresse et de la guerre, plus de 11 millions de gens au Sahel sont menacés par la famine. Selon le coordinateur de l’aide humanitaire des Nations unies pour la région, Robert Piper, les combats au Mali ont provoqué l’exode de milliers de gens et ont des effets dévastateurs. Étant donné que les fonds initialement alloués ont été détournés par la crise syrienne, même la contribution de l’ONU, en termes d’aide d’urgence, est restée en-dessous de ce dont la région aurait besoin. La crise humanitaire a coûté la vie à de nombreux habitants et cause une grande souffrance aux populations africaines cherchant à survivre au Sahel où la question de l’eau reste le problème fondamental.

Développé par l’IRI [l’Institut italien pour la reconstruction industrielle] en 1972, le projet Transaqua consiste à construire un canal de 2 400 km collectant 5 % des eaux des tributaires du fleuve Congo, afin de transporter 70 à 100 milliards de mètres cubes d’eau par an vers le lac Tchad, assez pour le rétablir dans sa surface d’origine. Celui-ci a perdu 19 vingtièmes de sa surface en 50 ans. En plus de réapprovisionner le lac, Transaqua mettrait fin à la désertification, permettrait de développer l’agriculture dans une région équivalant à la surface de la Lombardie, et générerait une quantité substantielle d’hydroélectricité.

Lorsqu’ils se sont rencontrés à N’Djamena en 2010, les pays riverains du lac Tchad se sont mis d’accord pour mettre en œuvre une politique de transfert hydraulique sur une échelle plus modeste. Le colonel Kadhafi, qui avait assisté à la rencontre, avait offert le soutien de la Libye au projet.

1. Est-ce que la Commission connaît l’existence du projet Transaqua ?

2. La version plus modeste du projet a-t-elle été étudiée, et si tel était le cas, où en sommes-nous dans les travaux ?

3. Pourquoi Transaqua n’a-t-il pas été pris en considération ?

4. La Commission a-t-elle des informations concernant tout type de projet humanitaire qui aurait pu être mis en œuvre par l’Union européenne ?

5. Si aucun projet n’avait été entrepris, pourrait-elle expliquer pourquoi ?

Le 16 août, le Commissaire au développement de l’Union européenne Andris Piebalgs a répondu :

« L’Union européenne est au courant de l’existence d’un projet de transfert d’eau de la rivière Oubangui vers le lac Tchad (Transaqua). Des études de faisabilité préliminaires ont cependant indiqué que le projet comporterait des risques environnementaux majeurs. »

Piebalgs rapporte que l’UE est en train d’examiner « 32 propositions » et qu’une partie du fonds de développement de l’UE « pourraient inclure une contribution à la sauvegarde du lac Tchad ».

Joint pour commenter cette réponse, l’auteur du projet Transaqua, l’ingénieur Marcello Vichi, a fait remarquer que les soi-disant environnementalistes ont prétendu que le canal Transaqua empêcherait les animaux sauvages de se déplacer librement dans la région du Congo. « C’est comme si en Italie, lors de la construction des autoroutes Nord-Sud au cours des années 50, les verts avaient dit : ’’Arrêtez ces projets car ils divisent le pays en deux’’. »

Cet été, la sécheresse dans la région a atteint des proportions inédites, causant la famine tant pour les êtres humains que pour les animaux au Sahel, alors que la remise en eau du lac Tchad aurait permis d’éviter la crise.

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Le projet Transaqua : Via un canal de 2400km, le projet Transaqua transfèrera 100 milliards de mètres cubes annuellement depuis une dizaine d’affluents du Congo.

Source : Solidarité & Progrès

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