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L’avenir de l’humanité se joue à Beijing lors du Forum de la Nouvelle Route de la soie

Le 27 juillet à 03:07

Par Christine Bierre

Vendredi 12 mai 2017 - Plus que quelques heures avant que ne démarre à Beijing, les 14 et 15 mai prochains, le Forum international de « l’Initiative de la ceinture et de la route » (Belt and Road Initiative - BRI), plus connue sous le nom de « Nouvelle Route de la soie » lancée par la Chine en 2013.

28 chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des délégations de haut niveau venant de 110 autres nations du monde y sont attendus. Au total, ce sont 1200 hauts responsables du monde entier qui se retrouveront à Beijing.

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Loin d’être une tentative de la Chine pour promouvoir son hégémonie dans le monde, comme le prétendent nombre de « géopoliticiens » occidentaux, ce sommet devrait être l’occasion pour le monde occidental de tourner la page à tant d’années de crise et de guerre.

Un accord de coopération très important y sera signé entre la Chine et 20 pays participants, définissant les principes et les objectifs d’une nouvelle plateforme internationale pour développer la science, la technologie, le commerce et les échanges en vue de former de nouveaux talents.

Cet événement historique devrait consolider le processus lancé par le président chinois Xi Jinping en 2013, lors d’un discours prononcé au Kazakhstan pour présenter sa stratégie de Nouvelle Route de la soie. Depuis, 70 nations ont signé avec la Chine des accords d’un type nouveau.

A un ordre du monde où les rapports entre nations ne pouvaient être que des jeux « à somme nulle », nécessairement « perdant/gagnant », Beijing a substitué un nouvel ordre « gagnant/gagnant » où tous, petits ou grands, peuvent trouver leur intérêt.

Ce projet se traduit déjà par une explosion d’accords : la Chine en a signé plus de 130, notamment sur des projets bilatéraux et régionaux de transport. 356 routes internationales pour le transport de passagers et de fret ont été construites. Entre la Chine et 43 pays qui se sont associés à la Nouvelle Route de la soie, le trafic aérien est en plein essor, avec 4200 vols directs chaque jour. Quant au rail, 39 trains acheminent désormais des marchandises entre l’Europe et la Chine, dont un train partant quotidiennement de Chongqing vers une destination européenne.

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Entretemps, six corridors terrestres de développement industriel et une route de la soie maritime ont vu le jour :

1. un corridor allant de la Chine à l’Asie centrale et occidentale, et devant s’étendre à l’Irak, la Syrie, la Turquie l’Europe et l’Afrique ;

2. un corridor allant de Chine vers l’Europe occidentale, reliant des villes telles que Chengdu, Chongqing, Yiwu ou Lianyungang à Duisbourg, Hambourg, Rotterdam, Lyon et Madrid ;

3. un corridor Mongolie-Chine-Russie impliquant 32 grands projets ;

4. le corridor économique Chine-Pakistan (CEPC), dans lequel la Chine a déjà investi 46 milliards et qui devrait créer pas moins de 700 000 nouveaux emplois au Pakistan ;

5. le corridor Bangladesh-Chine-Inde-Myanmar (BCIM) reliant toute l’Asie du Sud-est ;

6. le corridor péninsulaire Chine-Indochine.

A cela, il faut ajouter le réseau ferroviaire en construction en Afrique centrale et de l’Est.

C’est un développement inédit dans l’histoire humaine. Après des siècles de colonialisme, de pauvreté et de sous-développement, pour la première fois le potentiel existe que les pays « du Sud » mettent fin à la pauvreté, à la famine et au sous-développement, pour réaliser enfin tout leur potentiel.

Malheureusement pour ceux d’entre nous qui nous battons pour faire sortir de la crise les pays dits « industrialisés » et mettre fin aux guerres interminables qui s’enchaînent depuis la chute du mur de Berlin, parmi les 28 pays représentés à ce sommet par leur chef d’Etat ou de gouvernement, on ne compte pratiquement aucun des principaux pays du monde !

Hormis Vladimir Poutine, qui en est l’invité d’honneur, seul le Japon enverra un responsable de haut niveau, en la personne du secrétaire général du Parti libéral-démocrate (PLD), Toshihiro Nikai, deuxième personnage de l’Etat après le président Shinzo Abe.

Bien que le président Xi Jinping ait expressément invité le président Trump lors de leur rencontre en Floride, puis par la voix de son ambassadeur à Washington, aucune délégation américaine ne devrait assister à ce sommet.

Quant à la France, le président chinois a appelé Emmanuel Macron dès son élection pour lui parler du Sommet, mais en raison de son investiture le 14 mai, cette insigne responsabilité a été confié à l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, grand connaisseur de la Chine. En ce qui concerne le Royaume-Uni et l’Allemagne, le premier sera représenté par son ministre des Finances Philippe Hammond, le deuxième par une délégation de haut niveau.

Après ce sommet, l’urgence sera pour nous de faire en sorte qu’à travers cette initiative de la Chine, « l’Occident » tourne définitivement le dos au règne des rapports de force et de la géopolitique pour entrer dans ce nouvel ordre économique de rapports gagnant/gagnant.

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Source : Solidarité & Progrès

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