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L’imminente chute de la Grèce BCE

Le 20 août à 00:08

29 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) – Les attractions de l’Euroland vont bientôt fermer leurs portes : les taux d’intérêt des bons grecs, portugais et irlandais poursuivent leur hausse effrénée, précipitant l’inévitable défaut de paiement. Mais ceux que l’oligarchie financière appelle cyniquement « PIGS » ne tomberont pas seuls. La doctrine de la Banque centrale européenne de n’autoriser aucune faillite bancaire a non seulement conduit ces Etats à s’endetter pour renflouer leurs banques, mais a aussi poussé la BCE elle-même à recycler les actifs toxiques de ces banques grecques, irlandaises, portugaises et espagnoles, au point d’en avoir bourré ses coffres.

Ce matin, les bons du Trésor à deux ans de la Grèce atteignaient le taux à peine croyable de 26%, pendant que ceux de l’Irlande et du Portugal flirtaient avec les 12%, des taux usuraires et insoutenables. Dans le cas grec, le plus avancé des trois, à ce rythme, la dette publique atteindra 170% du PIB dans 18 mois et les intérêts annuels représenteront 9% du PIB et 27% de la recette fiscale nationale, alors que le PIB a chuté de 4,5% depuis le « plan de d’aide » européen de mars 2010. Le défaut de paiement, et ses conséquences en chaîne, est imminent.

Dans un entretien avec le quotidien italien La Stampa , l’ex-banquier de Wall Street et ancien directeur adjoint du FMI Desmond Lachman, qui n’est ni un révolutionnaire ni un homme mal informé, explique que « la BCE tente désespérément de retarder un défaut de paiement dans l’eurozone » . Qualifiant l’eurozone d’  « insolvable » , il donne ensuite le montant des actifs pourris des banques portugaises, irlandaises, grecques et espagnoles détenus par la vénérable institution de Francfort : 325 milliards d’euros dont 180 rien que pour l’Irlande ! Le BCE est prise dans « un dilemme sans fin » , dit-il, « Ils savent que ces pays sont sur le point de basculer, mais aussi que les banques françaises et allemande sont fortement exposées » , que ce soit via leurs filiales ou les bons qu’ils détiennent. « Le risque est systémique et la tentative est de retarder la catastrophe (…) La BCE tente désespérément de retarder l’inévitable défaut d’un ou plusieurs Etats de l’eurozone. » Puis il ajoute « un débat sur cela serait important ».

Un débat ? Mais l’affaire est entendue depuis longtemps et le temps il n’en reste plus beaucoup. L’essentiel c’est l’action ! Les banques de la zone euro doivent être mises en règlement judiciaire afin de liquider toute cette bulle de dettes illégitimes.


Cheminade 2012 : Alternatives I


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