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La Chine dénonce l’ingérence étrangère en Syrie

Le 12 décembre à 05:12

6 mars 2012 (Nouvelle Solidarité) — Suite au veto russo-chinois à la résolution des Nations Unies sur la Syrie, octroyant des pouvoirs à l’OTAN et à ses alliés analogues à ceux qu’elles avaient accordé contre la Libye, le Quotidien du Peuple chinois du 2 mars dénonce l’ingérence étrangère en Syrie :

« La version américaine de la "solution au problème syrien" est très claire. (…) D’abord, il s’agit d’affirmer qu’un "changement du régime" est le but recherché. Les États-Unis se prennent pour les maîtres des affaires intérieures de la Syrie (…) éliminant ainsi complètement toute possibilité de résoudre ce problème par la voie pacifique du dialogue.

Deuxièmement, isoler et mettre l’administration de Bachar el-Assad sous pression, à tous les niveaux. Après le veto contre la proposition du Conseil de Sécurité de l’ONU, les États-Unis, l’Union Européenne, et quelques pays arabes ont rappelé ou retiré leurs ambassadeurs de Syrie (…), ils ont invité l’opposition syrienne à la réunion des "Amis de la Syrie" [à Tunis] et ont reconnu au "Conseil national syrien", l’un des groupes de l’opposition, le statut d’un des représentants légaux du peuple syrien. Pour accroitre la pression sur l’administration de Bachar el-Assad, ils ont également adopté une série de sanctions, touchant à la politique, la diplomatie et l’économie.

Troisièmement, fournir un soutien complet à l’opposition syrienne. (…) On rapporte que l’opposition syrienne aurait obtenu d’importantes quantités d’armes des pays occidentaux et du Golfe par des canaux officieux...

Quatrièmement, promouvoir un rôle accru pour la Ligue arabe (…) Selon certains rapports, les forces spéciales du Royaume-Uni et du Qatar sont entrées en Syrie, apportant instructions et assistance aux groupes d’opposition pour lancer des attaques sur les forces gouvernementales. Les États-Unis, sous couvert de "soutenir les efforts de la Ligue Arabe pour résoudre la crise syrienne", manœuvrent en coulisse et contrôlent le développement de la situation.

Cinquièmement, puisque la possibilité d’intervention militaire directe des États-Unis et des pays occidentaux [est neutralisée par le veto des Nations-unies] (…) l’option restante consiste à promouvoir la révolution, c’est à dire, à cultiver la faction de l’opposition interne à la Syrie pour qu’elle mène rapidement une guerre civile jusqu’au renversement du régime de Bachar... Pendant ce temps, Al-Qaïda et d’autres forces extrémistes prennent avantage du chaos en Syrie et y accélèrent leur infiltration.

Renverser le régime de Bachar est beaucoup plus compliqué que de faire tomber d’autres hommes forts du Moyen-Orient. C’est la raison pour laquelle les coups fourrés utilisés avec succès par les Etats-Unis et les pays occidentaux en Tunisie, Égypte, Libye et Yémen, ont du mal à fonctionner en Syrie.

Si le régime de Bachar ne peut pas venir à bout de l’agitation intérieure ni ouvrir un processus de dialogue politique élargi en temps voulu, on peut s’attendre à ce que la version américaine de la ’solution syrienne’ conduise à une escalade de la violence ; la Syrie s’enfonçant dans le marécage de la guerre civile ; une exacerbation du jeu entre différentes forces, l’apparition d’un effet de contagion, et une situation du Moyen-Orient encore plus déstabilisée. »

Source : Solidarité et Progrès

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