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La Présidente argentine : seul le crédit productif crée de la vraie valeur

Le 12 décembre à 13:12

24 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) – Lors d’une rencontre bilatérale entre le Président angolais Jose Eduardo dos Santos et la Présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner le 18 mai, cette dernière s’est attaquée à l’idée qui domine aujourd’hui la finance mondiale, selon laquelle l’argent a une valeur en soi.

Faisant écho à des conceptions souvent développées par l’économiste américain Lyndon LaRouche, la Présidente argentine a estimé « que nous avons maintenant une occasion de montrer au monde entier qu’un autre modèle d’accumulation est possible, à part celui du profit financier et de l’argent en soi. L’argent en tant que tel ne se reproduit que lorsqu’il chemine à travers le marché de la production de biens et services ; l’argent en tant que tel, gisant à l’intérieur des banques, ne se reproduit pas. Il doit quitter la banque et aller dans l’industrie, l’agriculture, dans l’élevage, et tous les services pour se reproduire. »

Madame Fernandez avait fait remarquer plus tôt dans la journée, à l’occasion d’un discours devant l’Assemblée législative angolaise, que ce sont les êtres humains, avec leur travail manuel et intellectuel, qui génèrent la vraie richesse, et non pas les banques, « qui accumulent des devises étrangères dans leurs coffres-forts mais n’existent plus tard que dans les comptes virtuels de leurs ordinateurs ; lorsque le moment de vérité arrive, alors [l’argent] n’est pas là, et c’est à l’Etat de prendre en charge les dégâts causés par les marchés. »

La Présidente argentine a dit à son homologue angolais que c’est là « le grand défi et le message que nous essayons constamment de faire passer au G-20. J’ai dit ceci depuis le deuxième sommet, qui a eu lieu à Londres. Il semble que le prochain sera plus intéressant, car il y a de nouveaux acteurs ; très peu parmi nous sont restés depuis le premier G-20 de Washington, et la vérité est que ceux qui ont quitté l’ont fait à cause d’un renouvellement démocratique, mais également parce que les politiques d’austérité qu’ils ont mises en place ont échoué. »

Elle a terminé en notant que ses remarques ne seront pas bienvenues « dans certaines capitales, celles des vieilles puissances coloniales qui sont aujourd’hui des nations modernes développées, qui nous ont dit que leur modèle était le seul à suivre, celui qui nous est maintenant tombé dessus dans un immense fracas. Le profit financier comme seul objectif, déconnecté de la production ou de la valeur ajoutée provenant des biens et services et de la création d’emplois, est ce qui a causé ce krach financier qui nous est tombé dessus, et quand je dis nous, je parle des économies sud-sud, qui sont des économies émergentes ou en voie de reconstruction. »

Il est ainsi plus nécessaire que jamais, a-t-elle conclu, de renforcer la coopération que « vous [Président Dos Santos] venez de soulever et grâce à laquelle les gouvernements existent, comme vous l’avez dit, pour ériger des sociétés qui incluent, qui sont égalitaires, avec des salaires justes... c’est ce que le fondateur de cette nation, Agostinho Neto, ainsi que les hommes et femmes qui se sont battus à ses côtés, cherchaient à accomplir » pour l’Angola.


Le crédit public en une minute chrono par Cheminade2012

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