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La guerre d’Obama contre l’Iran : d’autres voix s’ajoutent à l’opposition

Le 14 décembre à 17:12

Lors d’une réunion du Conseil Atlantique du 17 janvier à Washington, sur le thème « Etats-Unis-Israël et Iran : une confrontation militaire est-elle imminente ? » un vétéran des services de renseignement américain a attaqué avec véhémence les plans de guerre d’Obama et des faucons contre l’Iran.

Bruce Riedel, du Brooking Institute, est un expert de l’Asie du Sud et a travaillé à la CIA pendant trente ans. Il a occupé divers postes dans l’administration Clinton et, pendant un cours moment, dans l’administration Bush. Devant une salle comble, Rieder répondait aux précédentes remarques d’un autre invité, le néo-conservateur Michael Eisenstadt, qui avait affirmé qu’il fallait « garder toutes les options sur la table », tout en prétendant préférer la solution diplomatique.

Riedel s’en est pris très durement aux partisans de la guerre : « Nous nous trouvons dans une situation très dangereuse », a-t-il dit, notant au passage qu’il y avait beaucoup « trop d’intimidation dans l’air ». « Ne parlez pas de ’frappes militaires’. Vous devez dire ’guerre’. Car lorsque nous commencerons, le résultat ne sera pas déterminé par nous. L’Iran va réagir, et nous allons nous trouver dans une autre guerre sur le terrain en Asie. »

Riedel a ajouté que les officiels du Pentagone, tant les civils que les militaires, sont « résolument opposés » à la guerre. Il a ensuite énuméré les multiples conséquences d’une attaque sur l’Iran. Le prix du pétrole s’envolerait, l’Iran répondrait par des actions terroristes, possiblement contre les puits de pétrole au Qatar et en Arabie Saoudite, ou en établissant un nouveau sanctuaire pour les Talibans en Afghanistan — aggravant ainsi une situation qui n’est encore stabilisée — et en coupant tous les passages entre l’Afghanistan et le Golfe persique.

Même s’il n’est pas souhaitable que l’Iran se dote de l’arme nucléaire, il est ridicule de penser que ceci constituerait une menace existentielle aux Etats-Unis ou à Israël, a-t-il expliqué.

Lorsqu’un de nos collègue de l’EIR lui a demandé si cela pouvait mener à une confrontation entre la Chine et la Russie d’un côté et les Etats-Unis de l’autre, Rieder a répondu qu’il était sur la même longueur d’onde, et que si les Etats-Unis se lançaient en guerre sans mandat de l’ONU, un mandat qu’ils n’obtiendraient pas de toute manière, ils deviendraient hors-la-loi. « Si nous commençons une guerre, nous sommes les agresseurs. L’Iran pourrait porter la question devant l’ONU, et obtiendrait le soutien nécessaire. L’embargo sur les armes serait jeté par dessus-bord et plusieurs régimes qui nous sont favorables se retrouveraient en eaux troubles, incluant Hamid Karzai et Maliki, s’il est toujours un ami. » Tout en esquivant la question de la Chine et de la Russie, il a admis que l’ensemble de la situation mondiale et la position des Etats-Unis se retrouveraient sens dessus-dessous en conséquence d’une action militaire américaine.

Une autre personnalité en vue, Leslie H. Gelb, ancien reporter au New York Times et ancien directeur du Council on Foreign Relations (CFR), s’est jointe à l’opposition à la guerre.

Sur Huffington Post, Gelb a lancé un avertissement passionné concernant les conséquence d’une guerre contre l’Iran : « Nous recommençons la même rengaine à nouveau. Comme avant, nous laissons une bande d’ignorants, de politiciens à la pensée débraillée et d’experts politisés lancer des ultimatums. Comme avant, nous les laissons nous entraîner à toute vitesse vers la guerre. Cette fois leur cible est l’Iran. (…) Dans les toutes les guerres majeures des dernières décennies, la population a présumé que le gouvernement et les experts savaient de quoi ils parlaient et ce qu’ils faisaient. Mais après une année de guerre, la confiance s’effondrait. A l’exception de ceux qui béniraient le son d’un canon dans n’importe quelle circonstance, tout le monde découvrait la vérité : que nos dirigeants n’avaient pratiquement aucune idée de ce qu’il faisaient, ne connaissaient pas la véritable situation dans le pays envahi, ce qui pouvait ou ne pouvait pas être accompli, et à quel prix. Mais il était alors trop tard. »

Source : Solidarité et Progrès

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