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LaRouche : le programme lunaire chinois est la norme en matière de productivité

Le 12 décembre à 05:12

Jeudi 7 août 2014 - L’économie mondiale doit être réorientée vers un nouveau concept de productivité, dont la norme est actuellement en train d’être définie par le programme lunaire chinois, a affirmé l’économiste américain Lyndon LaRouche. Il faut mettre fin aux politiques de bas salaires et rétablir « un travail productif à haut flux de densité d’énergie », c’est-à-dire des emplois qualifiés dans une économie à haute intensité technologique et scientifique. [1] La norme pour ce vecteur économique est le programme lunaire chinois, car il vise à développer les ressources d’hélium-3 présentes sur la Lune pour alimenter une économie basée sur l’énergie de fusion. « L’Occident ferait bien d’initier avec la Chine une coopération sur son programme lunaire », a souligné LaRouche.

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Malgré les projets de l’Agence spatiale européenne, la prépondérance économique de la science spatiale est marginalisée en Europe. Ici, le projet de base multi-dome sur la Lune.
Crédit : ESA

Alors que les Etats-Unis et l’Europe s’engagent sur la voie insensée d’une politique « verte » fondée sur la réduction de la densité du flux d’énergie (c’est-à-dire les énergies « douces », ou plutôt « rétrogrades »), les Chinois ont conçu l’ensemble de leur programme scientifique du point de vue de la science spatiale la plus avancée. En effet, l’hélium-3 est disponible en grande quantité sur la Lune, mais non sur Terre, et est beaucoup plus puissant que toutes les autres sources de combustible. Le programme scientifique chinois se situe ainsi à la frontière de la connaissance humaine, source première du progrès économique et social.

LaRouche a récemment publié ses « Quatre lois », qui comprennent un programme de recherche scientifique à marche forcée.

« Notre tâche, a-t-il expliqué, est de prendre le plus grand levier disponible, la fusion thermonucléaire, et d’en faire le moteur dont dépendra l’espèce humaine pour la période à venir ; nous y sommes déjà. La seule source massive de combustible pour une fusion thermonucléaire efficace se trouve sur la Lune, et c’est là où se dirige la Chine, afin de pouvoir développer cette super-base d’énergie et de puissance dont dépendra désormais l’humanité. Telle est la réalité. »

L’exploitation de l’hélium-3 sur la Lune, source d’une renaissance mondiale

« La Chine prend l’exploitation minière de la Lune au sérieux. » Tel est le titre d’un article publié le 3 juillet sur le site mining.com, spécialisé sur les questions minières. « Tandis que les Etats-Unis effleurent l’idée et que l’Inde ou la Russie en ont, par le passé, évoqué la possibilité, la Chine est la seule puissance allant de l’avant avec un programme réel », affirme l’auteur de l’article.

« La Chine prévoit de retourner sur la Lune au début des années 2020. Une navette remplie d’hélium-3 rapporterait sur Terre l’équivalent d’un milliard de barils de pétrole en énergie. » Si l’auteur fait remarquer que la Lune est riche en terres rares et en titane, le gros de l’activité minière cependant serait centré sur l’hélium-3, abondant et accessible, qui pourrait être utilisé pour la fusion nucléaire.

Mining.com cite ensuite un autre article publié le 16 juin dans The Diplomat – Asia/Pacific, écrit par Fabrizio Bozzato, doctorant à l’université de Tamkang à Taiwan, et intitulé « Moon Power : China’s Pursuit of Lunar Helium-3 » (La Lune comme source d’énergie : la poursuite de l’hélium-3 lunaire par la Chine). En exergue : « Le développement équitable du combustible pour la fusion sur la Lune pourrait être le catalyseur d’une énergie propre et d’une renaissance mondiale. »

Bozzato écrit :

« Dépourvue d’atmosphère, la Lune a été bombardée pendant des milliards d’années par les vents solaires chargés d’hélium-3. Il en résulte que la poussière lunaire est saturée de ce gaz. On a calculé qu’il y a environ 1,1 million de tonnes métriques d’hélium-3 sur la surface lunaire, jusqu’à une profondeur de quelques mètres, et qu’environ 40 tonnes d’hélium-3 – assez pour remplir la baie de chargement de deux navettes spatiales – pourraient fournir suffisamment d’électricité aux Etats-Unis pendant un an au niveau actuel de consommation. Etant donné l’énergie potentiellement contenue dans une tonne d’hélium-3 (…) la fusion à l’hélium-3 pourrait (…) accroître la productivité de l’humanité de plusieurs ordres de grandeur.

Cependant, alimenter la planète avec l’énergie de fusion pour plusieurs siècles exige que nous retournions d’abord sur la Lune. A l’heure actuelle, seule la Chine a cela à l’esprit, avec son programme Chang-e, un programme d’exploration lunaire qui permettra d’envoyer des astronautes sur la Lune d’ici le début des années 2020. Si Beijing gagne la seconde course vers la Lune, et établit un poste habité conduisant des opérations d’exploitation minière de l’hélium-3, il s’agirait du même type de monopole que celui qui a créé la fortune de sociétés comme la Compagnie des Indes orientales. Les ramifications seraient significatives, pour dire le moins. »

Bozzato décrit ensuite un scénario tel que celui mis de l’avant par la revue Foreign Policy (co-fondée il y a 40 ans par le gourou du « choc des civilisations » Samuel Huntington de Harvard), où le monopole établi par les Chinois conduirait à des tensions internationales. Un scénario qu’il écarte toutefois en concluant plus positivement :

« Malgré tout, ce scénario n’est en rien inéluctable. Bien au contraire, l’exploration de la Lune et le développement de ses ressources pourraient finir par encourager la coopération internationale et instaurer la confiance. Si les pays pourvus d’ambitions spatiales envisageaient une destinée commune, alors des politiques et initiatives diplomatiques créatives, ainsi que de nouveaux cadres légaux pourraient être utilisés en tant qu’instruments pour la bonne gouvernance et un partage équitable des profits. Un nouveau régime international pour le développement conjoint de l’hélium-3 lunaire serait alors viable, avec toutes les possibilités qui en découleraient pour la planète. »

Source : Solidarité & Progrès

[1] Pour en savoir plus sur cette notion, voir notre article Enquête sur la densité de flux d’énergie.

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