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LaRouche sur la loi JASTA : à nous de faire capoter le véto d’Obama

Le 23 février à 21:02

Dimanche 25 septembre 2016 - Vous étiez prévenus : alors qu’aussi bien la Chambre des Représentants que le Sénat américain avaient adopté à l’unanimité la loi, le président Barack Obama a opposé le vendredi 23 septembre 2016 son véto présidentiel à la loi JASTA (Justice Against Sponsors of Terrorism Act), une loi qui autoriserait les familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001 à poursuivre en justice des hauts responsables de gouvernements étrangers soupçonnés d’avoir joué un rôle dans le terrorisme et les attentats du 11 septembre.

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La presse américaine n’est pas tendre avec son président : "Pas d’inquiétude : on ne laissera pas les victimes du 11 septembre vous faire des procès".
Crédit : http://personalliberty.com/obama-di...

Immédiatement dans le collimateur, un pays supposément « allié » des Etats-Unis, du Royaume Uni et de la France : l’Arabie Saoudite et en particulier le Prince Bandar, un proche de la famille Bush, à l’époque des attentats ambassadeur de son pays aux Etats-Unis. Or, son nom figure bel et bien dans les fameuses « 28 pages » que le gouvernement américain, sous la pression populaire, a du rendre public le 15 juillet 2016, c’est-à-dire 15 ans après les évènements ! Personne n’oublie non plus que des 19 auteurs des attentats du 11 septembre, 15 étaient saoudiens, et que bien qu’ils ne maitrisaient pas l’anglais, ils ont pu profiter d’aide et de formations aux Etats-Unis avant de passer aux actes.

Si Barack Obama a exprimé hypocritement sa « profonde sympathie » pour les victimes en affirmant comprendre leur « désir de justice », il persiste néanmoins à nous faire croire que cette loi « aurait un impact néfaste sur la sécurité nationale des Etats-Unis ».

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Nouvelle Solidarité N°2/2016 - S’abonner.

Car, selon la Maison Blanche, ce texte affaiblirait le principe d’immunité qui protège les Etats (et leurs diplomates) de poursuites judiciaires et risque d’exposer les Etats-Unis à des poursuites devant divers tribunaux à travers le monde…

Dans une lettre adressée aux élus, l’ancien ministre de la Défense William Cohen et l’ancien patron de la CIA Michael Morell, ont ainsi souligné combien une telle loi pourrait placer les Etats-Unis dans une position délicate. « Nos soldats, nos diplomates et tous les employés du gouvernement américain travaillant à l’étranger pourraient se retrouver visés par des poursuites judiciaires dans d’autres pays », écrivent-ils.

Colère de Riyad

Mais les défenseurs du JASTA insistent sur la nécessité pour les victimes des attentats du 11-Septembre de pouvoir réclamer justice et affirment que l’opposition de l’administration Obama est avant tout liée à la crainte de provoquer la colère de Riyad. Le Royaume, après avoir menacé de retirer ses avoirs des banques américaines, vient de dépenser 5 millions de dollars supplémentaires en efforts de lobbying pour empêcher que la loi JASTA passe.

Chuck Schumer, sénateur démocrate de New York, après le véto présidentiel, a immédiatement regretté une décision « décevante » de la part du président, prédisant qu’elle serait rapidement rejetée par le Congrès. « Si les Saoudiens n’ont rien fait de mal, ils ne devraient pas craindre cette loi. S’ils portent une responsabilité dans les attentats du 11 septembre, ils devraient rendre des comptes », a-t-il estimé. « La justice pour ces familles ne devrait pas être jetée aux orties pour des raisons diplomatiques ». Aussi bien Hillary Clinton que Donald Trump, campagne électorale oblige, ont fait savoir qu’ils soutiennent la loi.

Si les deux tiers des élus se rassemblent derrière le texte, ils pourront surmonter le veto de Barack Obama et la loi entrera alors en vigueur. Cela représenterait une défaite monumentale pour le président américain, à quelques mois de son départ. Depuis son arrivée au pouvoir en 2009, il n’est jamais arrivé que son veto soit rejeté.

Pour empêcher que le véto soit annulé, l’exécutif américain est à la manœuvre sur Capitol Hill, en particulier auprès des représentants démocrates, en campagne pour leur réélection, pour s’assurer que le cap fatidique des deux tiers ne soit pas atteint.

Le LPAC fait monter la pression

C’est dans ce contexte que le Comité d’action politique de l’économiste américain Lyndon LaRouche (LPAC), en multipliant conférences de presse, visites des élus et manifestations, fait monter la pression et estime que le potentiel existe de retourner la situation.

Le journaliste d’investigation de l’Executive Intelligence Review (EIR) Jeffrey Steinberg, dont les enquêtes sur les attentats du 11 septembre font référence, a résumé les ordres de marche du LPAC : « A nous de faire capoter le véto présidentiel. A vous d’appeler le 00 1 202-224-3121 pour vous exprimer et pour sommer les élus de faire le nécessaire ». Car le véto d’Obama contre JASTA montre clairement qu’il se préoccupe plus de protéger les Saoudiens et leurs maîtres britanniques que le peuple américain.

Comme précédent d’une possible victoire, Steinberg a rappelé qu’en 2013, suite à des milliers d’appels et de courriels de citoyens américains, Obama avait fini par devoir renoncer aux frappes aériennes contre la Syrie.

Une fois de plus, c’est aux citoyens de faire la différence…

Source : Solidarité & Progrès

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