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Le QEIII de Bernanke fera sauter la banque

Le 12 décembre à 07:12

20 juillet 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le 13 juillet, devant la Commission financière de la Chambre, le chef de la Fed a annoncé que sa banque préparait un troisième assouplissement quantitatif (QEIII), c’est-à-dire une nouvelle émission d’argent à partir de rien pour alimenter le système bancaire. Les 600 milliards de dollars du QEII, qui prenait fin en juin, ayant essentiellement alimenté les banques anglo-européennes, [1] les 1000 milliards du QEIII seraient destinés à secourir la BCE. [2]

Dans une entrevue avec Alicia Cerretani sur le site de son Comité d’action politique, Lyndon LaRouche a clairement mis en garde les peuples américains et européens : le QEIII fera sauter le système. Extrait.

Cerretani : Quelles sont les implications du QEIII ? Que signifie la volonté d’y recourir ?

LaRouche : D’abord, nous avons déjà atteint les limites du processus de renflouement. Si cette politique est néfaste depuis le début, il faut souligner que tout effort pour la poursuivre ne peut que produire un effondrement en chaîne du système mondial, et en particulier de la région transatlantique. Voilà où nous en sommes. C’est ce qui arrivera si cette politique est imposée. Ce serait la fin de la civilisation telle qu’on l’a connue. Il faut bien le comprendre en ces termes.

Cerretani : Alors pourquoi, puisque le QEI n’a pas fonctionné et le QEII fut plus qu’un désastre en nous précipitant dans la situation dans laquelle nous sommes désormais, certains sont prêts à lancer un QEIII ?

LaRouche : D’abord, la série des QE et chacun de ses éléments, s’apparente à un vol. Nous sommes dans une économie asphyxiée ; puisqu’on démolit toutes les formes d’économie productive, on ne fait que créer de l’hyperinflation, pas à pas, en inventant de l’argent sans aucune valeur. Mais les riches qui contrôlent cela, Wall Street, Londres et compagnie, n’ont rien à faire du peuple américain et de la nation. Tout ce qu’ils veulent c’est plus d’argent, et comme ils savent bien qu’ils ne pourront l’obtenir en produisant, ils vont le prendre dans la poche des gens. Ces assouplissements quantitatifs ne sont donc qu’un vol du peuple pour enrichir les riches et faire peser le coût de cet enrichissement sur le peuple ! Ils suppriment les systèmes de santé, puis autre chose et encore autre chose et finissent par tout éliminer.

Ce processus criminel depuis le départ a désormais atteint le point où ils ont totalement surgonflé le système, que tout nouveau phénomène inflationniste du genre assouplissement quantitatif – en l’occurrence le QEIII en ce moment – ne peut qu’aboutir à un effondrement en chaîne de toute la région transatlantique : les Etats-Unis, l’Amérique du Sud aussi, l’Afrique et l’Europe. C’est un acte de pure folie.

Mais ces gens se fichent des conséquences : « On veut notre argent ! C’est notre argent ! On veut nos sous ! On en a besoin ! Il faut l’imprimer et nous le donner ! » Et ce qui arrive aux peuples des Etats-Unis et d’Europe, ils s’en foutent.


CONFERENCE INTERNET DE LAROUCHE, Jeudi 21 juillet à 19h
Plus d’infos ici.


[1] Le centre névralgique et politique du système financier mondial se trouve à la City de Londres et opère via les banques universelles françaises et britanniques, qui sont les plus importantes du monde en termes d’actifs. Voir : Eric Verhaeghe : la loi Glass-Steagall pour la France

[2] Le magazine d’analyse financière Money Week rapporte :

« Au 31 décembre 2010, les actifs de la BCE s’élevaient à 1 900 milliards d’euros. Ses capitaux et réserves à 82 milliards. Ce qui nous donne un ratio de 23/1 — ce qui veut dire que si la valeur des actifs de la BCE chute de 4,3%, elle fera faillite.

« Toute la question maintenant est de savoir ce qui compose les actifs de la BCE pour déterminer leur probabilité de perdre quelques petits pourcents de valeur.

« 44% de ces actifs sont composés d’ asset-backed securities (ABS) — soit 480 milliards d’euros — et d’ »instruments financiers non-négociables » — 360 milliards d’euros. Derrière ces termes barbares se cachent en partie les actifs pourris (crédits et titres hypothécaires essentiellement) que les banques européennes ont refourgués à la BCE en 2010. Evidemment, ils lui ont été vendus à leur valeur nominale, pas leur valeur du marché — forcément en forte baisse. Dans les coffres de la BCE se trouvent aussi les actifs (toujours pourris, sinon cela n’a aucun intérêt) vendus par les banques irlandaises en échange d’euros. Ces créances sont normalement garanties par l’Etat irlandais lui-même mais on voit mal comment il pourrait payer en cas de problèmes.

« Les 56% restants sont composés de tout un tas de choses pas vraiment ragoûtantes : 106 milliards de prêts à la Banque centrale irlandaise, 46 milliards à celle du Portugal et 44 milliards à celle d’Espagne, etc. Et enfin, 90 milliards d’actifs grecs — soit 4,7% du total des actifs et donc plus que les capitaux propres et de réserves de la BCE. »

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