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Le rôle de l’Arabie saoudite dans les attentats du 11 septembre sera-t-il enfin dévoilé ?

Le 24 août à 01:08

Le 19 décembre 2013, la deuxième Cour d’appel de New York a annulé le verdict de 2005, qui accordait au Royaume de l’Arabie saoudite (RAS) l’immunité contre toute poursuite judiciaire relative aux attentats terroristes du 11 septembre 2001.

En effet, dans le cadre de la plainte déposée en 2005 par les familles des victimes du 11 septembre, le juge Richard Conway Casey avait rejeté la demande de considérer comme accusés des responsables du gouvernement saoudien et une association caritative financée par ce gouvernement (la Haute Commission), faisant valoir que même s’ils avaient financé l’organisation al-Qaïda, ils n’étaient pas pour autant responsables des attentats.

Cette décision vient donc d’être invalidée par la Cour d’appel de New York au motif des « circonstances extraordinaires de cette affaire », et renvoyée à la cour de niveau inférieur pour des « poursuites conformes à cette opinion ».

Les conséquences sont potentiellement monumentales. Il s’agit de dévoiler non seulement les forces ayant orchestré les attentats du 11 septembre, qui ont servi de prétexte à la mise en place d’un Etat policier aux Etats-Unis, mais aussi tous ceux qui ont œuvré de façon systématique pour étouffer l’enquête.

En premier ligne, l’administration Bush/Cheney mais tout autant celle de Barack Obama. Ce dernier, alors qu’il avait promis aux familles des victimes qu’il ferait toute la lumière sur ce crime, une fois élu, à mis systématiquement l’Arabie saoudite à l’abri de toute action judiciaire.

Symbole du sabotage de l’enquête, les 28 pages d’un rapport de 800 pages publié par la Commission d’enquête conjointe du Congrès que le président George W. Bush a immédiatement classées « top secret », classification maintenue par le président Obama. Selon tous ceux qui les ont lues, ces 28 pages traitent du financement saoudien des pirates de l’air du 11 septembre.

Le 3 décembre 2013, les députés Walter Jones (républicain) et Stephen Lynch (démocrate) ont déposé une résolution conjointe appelant à la publication de ces pages. Leur initiative a été largement répercutée dans la presse américaine, notamment par le quotidien à grand tirage le New York Post. Jones et Lynch incitent tous les élus nationaux à lire ces 28 pages, qui restent interdites d’accès aux citoyens américains, y compris aux victimes des attentats.

Les documents en question mettent en lumière le rôle déterminant dans les attentats du 11 septembre et dans le terrorisme international du prince Bandar, ambassadeur saoudien à Washington à l’époque et actuel haut responsable du renseignement de Riyad. Si une cour de justice américaine peut désormais prouver que les attentats de 2001 n’ont pas été orchestrés en premier lieu par un Oussama ben Laden caché au fond des montagnes d’Afghanistan, mais par le gouvernement saoudien, au nom de quoi a-t-on alors mené la guerre en Afghanistan, suivie par le bain de sang en Irak, et qui se poursuivent tous deux jusqu’à ce jour ?

Comme le soulignait le 20 décembre 2013 Helga Zepp-LaRouche, la « guerre au terrorisme » a été non seulement un échec patent, mais une escroquerie dès le début. Le président Obama a beau prétendre que al-Qaïda a été battu en brèche, en réalité, « l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et Centrale sont devenus la pépinière de réseaux proches d’al-Qaïda. »

Faire enfin la lumière sur les vrais responsables des attentats du 11 septembre, commente Helga Zepp-LaRouche, contribuera aussi à renverser la politique d’affrontement vis-à-vis de la Russie et la Chine.

Il serait étonnant que le Président François Hollande, actuellement en visite au Royaume, ne soulève pas quelques questions qui fâchent.

Source : Solidarité & Progrès

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