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Les nouvelles bulles financières sur le point d’éclater

Le 18 octobre à 00:10

Mardi 28 janvier 2014 - La bulle des marchés émergents, alimentée par les centaines de milliards de dollars de capital spéculatif que les banques européennes et américaines avaient empruntés aux banques centrales, explose. Et elle entraîne dans sa chute les monnaies des pays concernés, de même que les marchés financiers dans la région transatlantique. Rien qu’en 2013, 59 milliards de dollars sont sortis des marchés émergents, en anticipation d’une modification de la politique monétaire de la Réserve fédérale et d’autres banques centrales.

De même que la bulle des subprime qui déclencha l’effondrement du système en 2007, celle des marchés émergents n’est qu’une des multiples bulles que les banques centrales, de par leur politique monétaire hyperinflationniste des cinq dernières années, ont encouragées. Résultat, le système aujourd’hui est plus endettée, plus gangrené et plus près d’une détonation totale qu’il y a cinq ans.

Selon une étude couverte par le Süddeutsche Zeitung, les banques européennes auraient besoin de 770 milliards d’euros de plus pour couvrir leurs actifs en difficulté. Les banques françaises et allemandes à elles seules devraient trouver 485 milliards (285 + 200). L’étude est de Sascha Steffen, professeur à la European School of Management and Technology de Berlin, et Viral Acharya de la New York Stern School of Business.

En même temps, la Banque centrale européenne conduit sa propre « revue de la qualité des actifs », dont les résultats sont attendus au printemps. Si les chiffres qu’elle trouve sont inférieurs à ceux de cette étude, ils manqueront d’emblée de crédibilité.

Dans ce contexte se situe la déclaration inhabituelle faite à Davos par Axel Weber, un ancien directeur de la Bundesbank, aujourd’hui président du Conseil d’administration d’UBS. Weber est convaincu que certaines des grandes banques en Europe, « malgré les pressions politiques », échoueront au stress test de la BCE, et seront alors obligées de lever du capital, mais incapables de le faire. Le choix qui se poserait dès lors serait soit un renflouement par les gouvernements – ce qui entraînerait une nouvelle crise de la dette souveraine comme en 2010-12 – soit la faillite de la banque.

Le chef de la BCE Mario Draghi est également sur les nerfs. Dans une interview à Davos, il estimait que le Fonds unique de résolution devrait être pleinement approvisionné bien avant la date prévue. D’autres participants au Forum économique mondial ont exprimé la crainte que les élections du mois de mai au Parlement européen donnent un poids sans précédent aux partis opposés à l’euro. Certains de ces partis soutiennent la mise en œuvre de la séparation des banques suivant les critères de Glass-Steagall.

Source : Solidarité & Progrès

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