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Libor : La City de Londres, cœur d’un système en faillite

Le 24 août à 07:08

4 juillet 2012 (Nouvelle Solidarité) – Le scandale de la manipulation du cours du Libor – taux interbancaire de référence mondial fixé à Londres – va bien au delà de la banque britannique Barclays. C’est tout le système global de la City de Londres qui est exposé.

Le Libor ou « taux interbancaire offert à Londres » est fixé par la British Bankers’ Association (BBA), le lobby représentant les 200 grandes banques internationales opérant depuis la City. Il est le reflet des taux auxquels les banques se prêtent entre elles sur une dizaine de monnaies dont le dollar, la livre, le yen ou plus marginalement l’euro. Il sert ensuite de référence dans le monde entier pour fixer la valeur de toutes sortes de produit financiers dérivés ainsi que pour régler des opérations bancaires classiques, le tout à hauteur de 350 000 milliards de dollars, soit 6 fois le PIB mondial.

Pour fixer le cours du Libor, la BBA demande chaque jour à ses principales banques affiliées à quel taux elles empruntent sur le marché interbancaire, la réponse étant « libre ». Barclays a été épinglée pour avoir donné entre 2006 et 2009 des chiffres volontairement sous-estimés. Mais comme la banque britannique ne veut tombée seule, elle a balancé une note de la Banque d’Angleterre suggérant cette manipulation. Le Libor étant systémique, la manipulation ne pouvait de toute façon être l’œuvre d’une seule banque ; notamment parce que la BBA écarte les taux les plus bas et les plus haut de son échantillon pour calculer un taux moyen. Les principaux co-conspirateurs désormais sur le grill sont la Royal Bank of Scotland et l’UBS. Mais c’est le taux du Libor dans son ensemble qui a été manipulé par la City de Londres avant et pendant la crise financière afin d’être maintenu artificiellement bas et ainsi garantir le flux de liquidités abreuvant les spéculations et le pillage financier.

Ce sont donc les manœuvres d’un système bancaire transatlantique en faillite qui sont exposées. Si nous ne voulons pas sombrer dans cette faillite générale qui s’annonce, l’impératif politique est de faire un monde sans la City avec un Glass-Steagall global coupant les banques en deux pour liquider leurs dettes de jeu et reprendre le contrôle du crédit.

Source : Solidarité et Progrès

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