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Lyndon LaRouche avertit contre un coup d’Etat fasciste aux Etats-Unis

Le 10 décembre à 08:12

Le 30 septembre 2011 un drone (avion sans pilote) téléguidé par la CIA assassine au Yémen l’imam radical Anouar Al-Aulaqi, un citoyen américain devenu le responsable local d’Al-Qaida.

Même, s’il a abandonné le verbiage de la « guerre globale contre le terrorisme », Obama a multiplié les frappes depuis des drones et élargi les bases légales permettant des assassinats ciblés. Sur le seul Pakistan, 255 tirs de drones ont été effectués depuis son mandat, soit cinq fois plus que durant les deux mandats de George Bush, tuant 1300 personnes, également cinq fois plus. En période préélectorale, alors que la popularité d’Obama s’effondre sur sa politique économique, 62% des Américains approuvent sa façon de gérer la menace terroriste.

Or, le populisme seul ne suffit pas à expliquer le tournant actuel. Dans la revue Executive Intelligence Review (EIR) publiée par Lyndon LaRouche, Nancy et Edward Spannaus écrivent : « Dans un pays lointain, un comité secret nommé par le chef suprême se réunit dans la capitale. Le public ignore l’identité des membres du comité, mais il s’agit de hauts responsables des services de renseignements et de la police. Seule une petite poignée d’individus a connaissance du cadre légal du comité. Ce dernier a reçu des informations, au mieux assez vagues, selon lesquelles un citoyen du pays, appelons-le citoyen A, est passé dans le camp de l’adversaire et diffuse la propagande de l’ennemi. Le comité arrive rapidement à la conclusion que le citoyen A doit disparaître. Une fois que le verdict du comité obtient l’approbation du chef suprême, ce qui ne saurait tarder, les jours du citoyen A sont comptés. Rien que la parole du chef suprême suffit. Certes, le pays a une Constitution, mais les avocats au service du régime s’arrangent pour démontrer que les textes ne s’appliquent pas à ce cas précis. Le pays dispose d’une magistrature, mais les Cours n’osent pas trop se mêler des décisions du chef suprême pour tout ce qui relève de la Sécurité nationale. Le pays a aussi une législature dont les membres posent occasionnellement une ou deux questions timides tout en rebroussant rapidement chemin quand le régime évoque le sacro-saint principe du secret défense. Puisque le citoyen A réside à l’étranger, une balle perdue n’est pas une option. Cependant, un missile fera le boulot, et s’il touche d’autres individus, ce sera pour eux une bonne leçon… »

Malheureusement, poursuivent les Spannaus, « il ne s’agit pas d’un pays lointain, de l’URSS ou de la Corée du Nord, mais des Etats-Unis aujourd’hui ». D’après un article de Mark Hosenball publié par Reuters le 5 octobre, c’est le président Obama en personne qui a créé ce comité secret qui décide quels Américains seront placés sur une liste « kill or capture » (mort ou vif).

L’existence de cette liste n’est que le reflet d’une vaste tentative, en cours depuis longue date, de la part des cartels financiers de Wall Street et de la City, pour imposer une dictature à la Hitler aux Etats-Unis à l’heure où leur système monétariste s’effondre comme un château de cartes.

Ainsi, pour Lyndon LaRouche, l’assassinat d’Al-Aulaqi ne donne qu’un avant-goût de ce qui a été mis en place depuis les présidences de Bush père et fils : l’utilisation de plus en plus massive d’armées privées mercenaires et une surveillance sans précédent des agissements des citoyens. Alors que ce coup d’Etat permanent fut quelque peu ralenti par la présidence Clinton, l’action d’Obama s’inscrit directement dans la lignée des présidences Bush. 

Alors que les porte-parole de la Maison Blanche affirment qu’Al-Aulaqi, d’abord un simple inspirateur d’actions violentes contre les Etats-Unis, était passé au statut d’acteur, Hosenball évoque d’autres sources du renseignement américain pour qui en fin de compte, les preuves furent « assez parcellaires » justifiant à peine une arrestation. Evoquant ces « preuves secrètes », le constitutionaliste Glenn Greenwald rappelait dans le magazine Salon que « comme tout avocat vous le confirmera, tant que les preuves restent entre les mains d’un seul, on peut prouver à peu près n’importe quoi ». Ce qu’on tient pour preuve, perd souvent de sa pertinence, une fois examiné par la défense. Greenwald s’offusque des braves « démocrates » qui soutiennent aveuglement l’exécution d’Al-Aulaqi simplement parce qu’elle fut décidée par un président démocrate. Qu’auraient-ils fait si la liste des gens à éliminer fut élaborée par la Maison Blanche sous Bush ? « Si vous donnez votre feu vert à des fonctionnaires de la Maison Blanche de se réunir en secret, sans cadre légal précis, sans contrôle démocratique, sans transparence, pour mettre au point des listes de citoyens américains à éliminer par la CIA sans aucune forme de procès préalable, alors qu’est ce que vous ne soutiendriez pas ? » Le colonel Patrick Lang, ancien de la Defense Intelligence Agency (DIA) a fait savoir que la création d’un comité secret pour éliminer des Américains est contraire aux lois définissant les engagements militaires, y compris le contre-terrorisme. « Cela rappelle le genre de législations britanniques contre lesquelles nos ancêtres se sont révoltés au XVIIIe siècle », écrit Lang.

Pour alerter l’opinion, des sources au sein du gouvernement ont révélé que le département de la Justice avait élaboré un mémorandum secret autorisant Obama à procéder à des assassinats ciblés. Le 8 octobre, Charlie Savage donna dans le New York Times le contenu de ce mémorandum mis au point par l’Office of Legal Council (OLC).

En cinquante pages, la note secrète, spécialement consacrée au cas d’Anouar Al-Aulaqi et rédigée un an avant son exécution, justifie cette décision en dépit d’un cadre juridique contraire. L’assassiner était légal, affirme le document, parce que les services de renseignement attestaient qu’il avait pris part à la guerre entre les Etats-Unis et Al-Qaida, et qu’il était impossible de le capturer vivant. Le département de la Justice a écarté le décret présidentiel bannissant les assassinats ciblés en estimant que ce texte ne s’applique pas en cas de « conflit armé ». Human Rights Watch fustige « le refus » d’Obama de rendre publiques les bases légales de l’opération menée au Yémen. Alors qu’Obama refuse de soumettre son action en Libye à un vote du Congrès comme l’exige la Constitution, en affirmant qu’il ne s’agit pas d’une guerre mais d’une opération humanitaire, l’action des drones de la CIA en Libye serait justifiée car opérée dans le cadre d’un conflit armé…

L’opposition républicaine s’est réjouie qu’Obama poursuive une politique qu’il dénonça lors de sa campagne électorale ou lors de son discours prononcé en recevant le prix Nobel en 2009 : « Même si nous sommes confrontés à un ennemi malfaisant qui n’applique aucune règle (…) les Etats-Unis d’Amérique doivent garder un comportement exemplaire dans la conduite de la guerre (…) C’est ce qui nous rend différents de ceux que nous combattons. »

Lors d’une émission télévisée, l’ancien vice-président Dick Cheney, connu pour sa défense de la torture, a félicité Obama pour l’assassinat d’Al-Aulaqi tout en demandant des « excuses » envers l’Administration Bush pour avoir critiqué sa « réaction excessive » après le 11 septembre.

Le gouvernement secret mis en place par Obama

Au centre du dispositif de la sécurité intérieure, se trouve le Commandement Nord des Etats-Unis (Northcom) établi en 2002 par le vice-président de l’époque, Dick Cheney, soit peu après les attentats du 11 septembre. Pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis, il s’agit d’autoriser des déploiements militaires sur le sol américain, officiellement pour aider le gouvernement à faire face à des attaques, aux catastrophes naturelles, etc. Pour Lyndon LaRouche, il s’agit d’une tentative de « créer une dictature militaire ».

Un autre pilier de l’appareil mis en place par Cheney est le Patriot Act, autorisant une surveillance intense des citoyens dans leur propre pays. Adoptée au départ comme mesure temporaire, la loi a été prorogée à plusieurs reprises, notamment par le président Obama en mai dernier pour quatre ans de plus. En outre, il a élargi et consolidé les pires dispositifs policiers sans aucune consultation parlementaire, suite à des marchandages avec les dirigeants du Sénat.

Les trois dispositions élargies sont :

1. Celle sur les « documents d’affaires », autorisant le FBI à obtenir toutes sortes d’informations d’ordre financier – listes d’appels téléphoniques, courriels, voyages effectués, relevés de carte de crédit, etc. — sans mandat judiciaire ni obligation d’établir un quelconque lien avec le terrorisme ou l’espionnage ;

2. Celle sur les mises sur écoute mobiles en vertu de la loi relative aux activités de services de renseignement étrangers (FISA), dont les critères sont beaucoup moins stricts que ceux appliqués aux enquêtes au criminel ; et

3. Celle dite du « loup solitaire », permettant la mise sur écoute et la surveillance de citoyens même sans liens avérés avec une puissance étrangère ou le terrorisme international.

Le sénateur démocrate Ron Wyden a tiré la sonnette d’alarme en mai dernier, après avoir reçu un rapport confidentiel à la Commission du renseignement au Sénat. Il existe deux Patriot Acts : celui adopté par le Congrès et un autre, secret, reposant sur l’interprétation de la loi acceptée par l’administration Obama.

« Lorsque les Américains découvriront comment leur gouvernement a interprété en secret le Patriot Act, ils seront stupéfaits et en colère », déclara Wyden. Un autre membre de la Commission du renseignement, le sénateur démocrate Mark Udall, a confirmé les propos de Wyden, notant que « les Américains seraient effarés s’ils savaient comment cette loi est appliquée ».

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