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Mars : Pas de Curiosity, pas d’avenir !

Le 18 octobre à 03:10

4 aout 2012 (Nouvelle Solidarité) — Le robot scientifique Curiosity n’atterrira sur Mars que lundi matin, mais il a déjà démontré pourquoi notre société est condamné si elle ne renoue pas avec l’esprit de découverte. En effet, le bien nommé Curiosity – un projet international piloté par la NASA – a permis des avancées technologiques utilisables sur Terre, que l’on n’aurait jamais eu aucune raison de réaliser en limitant notre horizon au plancher des vaches. Et si ce robot ne fera aucune découverte, l’homme en fera de nombreuses et fondamentales, grâce à ce véritable organe sensoriel artificiel que nous allons poser sur Mars.

Un vrai laboratoire embarqué

La mission Mars Scientific Laboratory (MSL) n’est pas la première à envoyer un instrument humain sur la planète Mars, mais va permettre d’y opérer une véritable activité humaine indirecte grâce à ce robot de la taille d’une voiture. Avec ses 800 kg, ce robot est 4 fois plus gros que ses prédécesseurs et embarque 80 kg de matériel scientifique, soit 10 fois plus qu’auparavant. Son laboratoire embarqué – le SAM ( Sample analysis at Mars ou analyse d’échantillon sur Mars) – va permettre d’organiser là-bas la première exploration géologique d’ampleur. Il peut analyser avec précision les roches prélevées par le robot grâce à un canon à rayons X et renvoyer les informations sur Terre.

Pour choisir les roches à prélever, le robot est muni d’une ChemCam , un dispositif laser de 9 mètres de portée, capable de faire fondre la roche pour qu’ensuite des spectromètres reliés à un mini-téléscope puisse en déterminer la nature. Le robot est également muni de détecteurs d’hydrogène, signature chimique de l’eau.

Impossible sans nucléaire

Curiosity est également le premier robot martien à marcher au nucléaire. Un robot capable d’accomplir un tel travail ne pouvait pas fonctionner au solaire, énergie peu dense, inconstante et qui perd en puissance à mesure que l’on s’éloigne du soleil. Grâce à son générateur thermoélectrique basé sur la désintégration radioactive d’un bloc de plutonium, Curiosity se déplacera et travaillera 24h/24 pendant deux ans, nous offrant ainsi un rayon et un potentiel d’action sans précédent.

Pensez spatial, agissez global !


La France, tout comme la Russie, le Canada ou l’Espagne, est partie prenante dans le projet avec le CNES (Centre national d’études spatiales), l’IRAP (Institut de recherche en astrophysique et planétologie) et le LATMOS (Laboratoire atmosphère, milieux, observations spatiales), et une partie des opérations de Curiosity seront télécommandées depuis Toulouse.

Si quelques esprits arriérés s’interrogeront sur l’utilité d’envoyer des sondes sur Mars et sur le coût de telles opérations en pleine crise, il faudra leur opposer la relativité : 2,5 milliards de dollars, ce n’est rien comparé à ce que nous coûtent nos banques casino ; étudier la géologie martienne, c’est découvrir l’histoire de notre système solaire sous un jour nouveau et ainsi mieux comprendre la Terre.

Si on ne sait pas encore si Curiosity nous permettra de découvrir des traces de vie sur Mars, son existence et l’enthousiasme qu’il suscite à travers le monde prouve au moins qu’il y a encore de la vie sur Terre !


L’Atterrissage de Curiosity est retransmis en direct :

Lundi 6 août à partir de 6h45 sur le site web du CNES

(atterrissage à 7H31)

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