FRNL
   
  • 55€
  • 1010€
  • 2020€
  • 5050€
  • 100100€
  • 500500€
   

Obama héro de la guerre des drones

Le 17 octobre à 05:10

La guerre des drones a commencé pour de vrai après le 11 septembre 2001. L’administration Bush demande alors à Cofer Black, à l’époque un haut responsable de la CIA avant de rejoindre la société militaire privé Blackwater USA, de « sortir les gants de boxe » pour concevoir une bataille de l’ombre destinée à décapiter al-Qaida.

Cette guerre secrète deviendra célèbre pour ses prisons clandestines et son usage de la torture, des pratiques officiellement bannies par l’Administration Obama. Cependant, cette dernière garda le troisième volet du programme, la guerre des drones devenue actuellement l’élément central de la guerre contre-insurrectionnelle. Quelque 5000 drones sont utilisés par l’armée américaine, notamment pour renseigner les unités au sol sur les positions de l’adversaire. Cependant, 148 drones Predator et Reaper, téléguidés à partir de la base de l’US Air Force de Creech au Nevada et à partir du siège de la CIA à Langley en Virginie, servent à des missions d’espionnage et des assassinats ciblés en Somalie, au Yémen, en Afghanistan, au Pakistan et ailleurs.

Bon marché, cette technologie « limite les pertes humaines », mais n’est pas infaillible. Depuis plusieurs semaines, un virus informatique a contaminé les systèmes de la base de Creech. Nombre de drones ne codifient pas les images qu’ils émettent et durant l’été 2009, l’armée américaine a retrouvé des vidéos de surveillance sur les ordinateurs portables des insurgés irakiens. Un programme informatique coûtant 26 dollars (sic) avait permis de les intercepter.

Aussi, « en lançant ces attaques, peut-être créons-nous plus de militants que nous en tuons ? » s’interroge Robert Grenier, un ancien analyste de la CIA.

En juin 2010, Philip Alston, le rapporteur des Nations unies pour les exécutions extrajudiciaires avait lancé, dans un rapport de 29 pages, un appel à l’arrêt des attaques menées à l’aide des drones, justifiables que dans le cas où les individus visés ne peuvent être capturés et qui doivent être réservées à l’armée régulière, dans le respect des lois de la guerre. « Les agences de renseignement, qui, par définition, n’ont pas à rendre de comptes, hormis à leurs commanditaires, n’ont pas à piloter des programmes destinés à tuer des gens dans des pays étrangers », explique Philip Alston. « Comme les opérateurs se trouvent à des milliers de kilomètres du champ de bataille et qu’ils opèrent uniquement sur des écrans d’ordinateur (...), une mentalité de la Playstation risque de s’installer en matière d’élimination », ajoute-t-il, évoquant la console de jeu de Sony. « C’est parfois dur de passer du terrain de guerre au terrain de foot de mon fils », admet un télé-opérateur de drone.

 Envoyer à un ami  Nous contacter
 
 
   
  • 55€
  • 1010€
  • 2020€
  • 5050€
  • 100100€
  • 500500€