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Pour Romano Prodi, reverdir le désert africain coûte trop cher

Le 29 juin à 00:06

Mardi 8 avril 2014 - Les 4 et 5 avril, la première Conférence des donateurs internationaux pour le lac Tchad s’est tenue à Bologne et à Rimini, en Italie, organisée par l’ancien Premier ministre italien Romano Prodi, aujourd’hui l’envoyé des Nations unies pour le Sahel. Bien que l’initiative découle de la nécessité de revigorer le lac Tchad, Prodi, fidèle à la ligne de l’UE, a déclaré que les capitaux manquent pour construire une infrastructure qui pourrait sauver trente millions d’Africains de la famine et arrêter la désertification du Sahel.

Lors de la cérémonie d’ouverture, un journaliste de l’hebdomadaire américain fondé par Lyndon LaRouche, l’Executive Intelligence Review (EIR), demanda à Prodi pourquoi il ne promouvait pas Transaqua – le grand projet de transfert d’eau du bassin du Congo au lac Tchad, accompagné d’une infrastructure énergétique et de transport – une idée développée par une entreprise italienne il y a 30 ans. Prodi lui-même avait mentionné le Transaqua au début de son discours, comme projet développé par le conglomérat italien IRI à une époque où Prodi en était le président.

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Le projet Transaqua : Via un canal de 2400km, le projet Transaqua transfèrera 100 milliards de mètres cubes annuellement depuis une dizaine d’affluents du Congo.

Le projet Transaqua prévoit notamment la construction d’un canal de 2400 km de long, qui collecte l’eau de douze affluents du fleuve Congo, ainsi que d’autres infrastructures facilitant la gestion de l’eau, le transport et l’énergie en Afrique centrale. Une zone agricole fertile plus grande que toute la Lombardie serait également développée. Le représentant de l’EIR a demandé à Prodi pourquoi il n’a jamais commandité une étude de faisabilité sur ce projet au lieu de dépenser de l’argent sur de petits projets presque sans grande utilité.

Prodi a répondu que « nous travaillons sur les objectifs immédiatement atteignables aujourd’hui », parce qu’il « n’y a pas de ressources [financières] disponibles » pour les grands projets. En tout, un milliard devra être déboursé sur cinq ans, un chiffre tout à fait insuffisant qui montre bien le manque de volonté de traiter l’urgence du lac Tchad et de la création d’un « grenier » alimentaire en Afrique.

Prodi, un ancien conseiller chez Goldman Sachs et ancien président de la Commission européenne, s’est illustré comme un « idiot utile » au service du programme malthusien de dépopulation mondiale promue de l’oligarchie. Tout en déclarant qu’il n’y a pas d’argent pour les projets de transfert d’eau en Afrique, Prodi défend les renflouements bancaires. Il a également proposé la création d’une bad bank en Italie pour racheter les actifs pourris des banques.

Source : Solidarité & progrès

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