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Pourquoi le FBI s’est disqualifié pour travailler avec la Belgique dans la lutte contre le terrorisme

Le 26 mars à 20:03

Déclaration d’Agora Erasmus

Dimanche 15 mai 2016 - S’adressant à la Chambre des représentants de Belgique le 13 mai, le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw a annoncé que le FBI et la Belgique avait créé une « joint investigation team » pour enquêter sur les attentats terroristes qui ont tué tant de personnes à l’aéroport de Zaventem et dans la station de métro Maelbeek à Bruxelles le 22 mars.

Donnant comme exemple des enjeux aussi élémentaires que le déchiffrement de données cryptées de smartphones, Van Leeuw a voulu démontrer que travailler de manière plus étroite avec le FBI permettra à la Belgique d’obtenir des réponses plus rapides que si elle était seule à formuler de telles demandes à des gouvernements étrangers. Une équipe d’enquête commune avait déjà été créée avec la France après les attentats du 13 novembre à Paris. L’équipe conjointe avec le FBI est devenue opérationnelle il y a deux semaines.

Jusque là, on a envie de dire pourquoi pas ? Seulement, on apprend au même moment, que c’est Lisa Monaco, la responsable en matière de sécurité intérieure (Homeland Security) et de contre-terrorisme de Barack Obama, qui a été dépêchée par le FBI à Bruxelles pour coordonner le tout.

Parmi les nombreux postes occupés par cette ancienne juge fédérale, deux sont significatifs pour le sujet qui nous intéresse :

1. Elle a été la conseillère spéciale du directeur du FBI Robert Mueller avant de devenir son chef de cabinet ;

2. Elle a succédé à John Brennan en 2013 comme responsable de la sécurité intérieure (Homeland Security), quand ce dernier a été nommé par Obama à la tête de la CIA.

Pour tout gouvernement ayant un sens des responsabilités, ces seuls éléments du parcours professionnel de Mme Lisa Monaco devraient suffire pour la déclarer persona non grata en Belgique.

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Lisa Monaco, responsable en matière de sécurité intérieure (Homeland Security) et de contre-terrorisme de Barack Obama, avec le Prince Abdulaziz bin Abdullah bin Abdulaziz, vice-ministre saoudien aux Affaires étrangères, dans son bureau à Riyad en septembre 2014.
SPA

Car, le FBI est une agence américaine dont la haute direction, à plusieurs reprises, a été prise en flagrant délit en train de protéger des pays comme l’Arabie saoudite et d’autres qui sponsorisent le terrorisme international !

Bien que les équipes scientifiques et les professionnels du FBI comme d’autres agences soient les bienvenus pour travailler avec leurs collègues belges, nous espérons qu’à titre de clarification, les députés belges pourront poser quelques questions qui fâchent :

1. Comment pouvons-nous faire confiance au FBI, alors que ses dirigeants ont été pris en flagrant délit en train de vouloir protéger à tout prix des pays comme l’Arabie saoudite et d’autres qui sponsorisent le terrorisme international ? Article de référence.

2. N’est-ce pas un mauvais signe et contreproductif de recevoir une officielle américaine, dont les parrains actuels et passés, en l’occurrence Obama, Brennan et Mueller, s’opposent à la levée du « secret défense » des 28 pages du rapport final de la Commission d’enquête conjointe sur le 11 septembre du Congrès américain, alors que ces pages établissent un lien entre les pirates de l’air du 11 septembre et des hauts responsables saoudiens en poste à l’époque aux Etats-Unis, notamment l’ambassadeur saoudien de l’époque, le Prince Bandar bin Sultan ? Ceci est d’autant plus inquiétant que, selon les meilleurs experts, c’est précisément la publication d’un document de ce type qui pourrait prévenir des attentats prochains… Article de référence.

3. Pourquoi travailler avec le FBI, alors que cette agence s’est engagée dans des actes d’intimidation contre une membre de la Chambre des représentants des États-Unis, Gwen Graham et contre son père Bob Graham, ancien sénateur américain, après que ceux-ci eurent lancé l’offensive pour la publication de ces 28 pages de manière à exposer le rôle de l’Arabie saoudite et les complicités américaines dans les attentats du 11 septembre ? Article de référence.

4. Pourquoi alors ne pas répondre aussi favorablement à l’offre russe de coopération dans la lutte contre le terrorisme, alors que la Russie a prouvé, en Syrie, de manière indubitable, ses capacités à traquer et à détruire les réseaux terroristes qui ont tué chez nous ? Et pourquoi exclure d’office les échanges avec la Syrie, un pays qui, dixit Mme Monaco, « n’est pas un pays partenaire » dans la lutte contre le terrorisme ? Article de référence.

Il est incontestable que les enquêteurs belges et américains seraient fort reconnaissants que le Président Obama rende disponible et autorise la publication de tout document, et particulièrement des fameuses « 28 pages », permettant de lutter efficacement contre tout pays qui protège ou sponsorise le terrorisme. Les autorités belges, nous l’espérons, pourraient formellement en faire la demande.

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