FRNL
   
  • 55€
  • 1010€
  • 2020€
  • 5050€
  • 100100€
  • 500500€
   

Présidentielle US : Obama fait supprimer Glass-Steagall du programme démocrate

Le 12 décembre à 20:12

14 août 2012 (Nouvelle Solidarité) — Lors d’une réunion de travail à Détroit du Comité chargé de rédiger la plateforme électorale du Parti démocrate pour les élections de novembre prochain, des dirigeants nationaux du Parti et des proches de Barack Obama sont brutalement intervenus pour faire retirer du programme un amendement en faveur du rétablissement de la séparation stricte des banques commerciales des banques d’affaires (Glass-Steagall Act).

Dans la nuit du 10 au 11 août, le délégué démocrate qui avait introduit en début de journée l’amendement en question, rédigé sous la forme d’une résolution soutenant la proposition de loi HR 1489 visant à restaurer Glass-Steagall, s’est vu obligé de retirer son amendement après avoir subi de fortes pressions.

Entre-temps, d’autres délégués, qui avaient cherché à introduire un amendement identique, se sont vus opposer un refus sous prétexte que celui-ci avait déjà été introduit par quelqu’un d’autre... Au final, une fois la date et l’heure limite passée pour soumettre des amendements à la plateforme, il n’en restait plus qu’un seul, celui en faveur du mariage gay.

Pourtant, les militants du LPAC (Comité d’action politique de l’économiste Lyndon LaRouche) avaient contacté 187 membres du comité responsable de la rédaction du programme, et ceux ci s’étaient montrés très favorables à l’idée d’introduire un amendement en faveur de Glass-Steagall. 15 signataires étaient requis pour déclencher un débat et un vote dans ce sens, et 28 s’étaient déjà associés à l’effort. Il semblait acquis que le vote allait avoir lieu et que le programme officiel du Parti pour l’année 2012 serait modifié pour soutenir la bataille pour une séparation étanche entre banques de dépôt et banques d’investissement, la seule manière de libérer le pays des milliers de milliards de dollars de produits toxiques plombant les banques et d’assurer l’émission du crédit nécessaire à la reprise de l’économie réelle.

L’argument utilisé pour convaincre le délégué de retirer sa résolution était qu’un tel amendement aurait pu causer la défaite d’Obama au moment de l’élection. Cet argument est évidement insensé car, comme l’a fait remarquer LaRouche, Glass-Steagall est la seule option politique qui aurait pu garantir la victoire des démocrates au Congrès et à la Présidence ! Il est par conséquent clair qu’Obama est un perdant, en jugeant par la manière dont il agit pour saboter sa propre campagne et son propre camp.

Bien sûr, le candidat Mitt Romney n’est pas en reste dans cette course vers les bas-fonds. En choisissant comme co-listier Paul Ryan, le candidat républicain à l’élection présidentielle a montré qu’il était prêt à tout faire pour vaincre Obama dans cette course vers la défaite.

Paul Ryan est un disciple de l’icône des néo-conservateurs Ayn Rand, la dirigeante d’une secte politique farouchement opposée à toute intervention de l’Etat dans l’économie, qui a été lancée dans les années 50. Lors d’une intervention dans une réunion de la Société Atlas célébrant la mémoire d’Ayn Rand en 2005, Ryan a déclaré que la raison pour laquelle il s’est engagé en politique se résume essentiellement à une personne, Ayn Rand, et qu’il avait passé sa jeunesse à lire ses écrits. Il a ajouté que « nous devons revenir à sa pensée, car il n’est possible de trouver la justification morale du capitalisme et de l’individualisme que dans ses écrits et travaux ».

Soulignons que la première question d’importance sur laquelle a été amené à voter Ryan était la Loi Gramm-Leach-Bliley, qui a abrogé la Loi Glass-Steagall en 1999, et que Ryan a voté pour l’abrogation.

SIGNEZ sans tarder : l’Appel à un Glass-Steagall global

 Envoyer à un ami  Nous contacter
 
 
   
  • 55€
  • 1010€
  • 2020€
  • 5050€
  • 100100€
  • 500500€