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Quand le petit fils de Roosevelt fustige Obama et Wall Street

Le 14 décembre à 18:12

8 juin 2011 (Nouvelle Solidarité) – Historien ayant vécu la Présidence Franklin Roosevelt de l’intérieur, Curtis Roosevelt fustige l’absence totale de leadership de Barack Obama face aux marchands du temple de Wall Street qu’avait terrassé son grand-père. Dans une tribune publiée par le site progressiste Huffington Post le 1er juin, le petits fils de « FDR » rappelle que la croyance dans l’autorégulation des banques a déjà coûté aux Etats-Unis une Grande Dépression et que la politique du New Deal (depuis reniée) visait expressément à préserver le pays de la calamité financière. Alors qu’un projet de loi pour rétablir la loi Glass-Steagall de 1933 vient d’être introduite au Congrès, le président fantoche Obama demeure le principal obstacle à la contre-offensive contre Wall Street.

Dès 1933, explique-t-il, toutes les illusions sur l’intégrité des banques étaient tombée grâce aux travaux d’une commission du Congrès sur la responsabilité du secteur financier dans la crise de 1929. « Connue sous le nom de ’commission Pecora’, à cause du talent et de l’intuition inimitable de son procureur Ferdinand Pecora, elle fut créée par le Président de la Commission bancaire, le sénateur Peter Norbeck, un nom passé aux oubliettes face à l’extraordinaire personnalité de Pecora. »

« Bien que FDR fut investit à la Présidence six semaines après le début des travaux de la Commission, il défendit les enquêtes de Pecora contre ceux qui l’accusaient de détruire la confiance de la nation envers les banques. Il répondit que les banquiers ’n’avaient qu’à y penser lorsqu’ils commettaient les faits aujourd’hui exposés’. Le gouvernement du New Deal s’adressa à la Commission pecora en ces termes : ’Si le peuple est convaincu que les gros délinquants vont être punis , cela aidera à rétablir la confiance’. Le gouvernement actuel, et en particulier les conseillers économiques du président semblent opposés à une telle démarche. »

Puis Curtis Roosevelt cite le dossier de Vanity Fair intitulé « Quand Washington s’attaquait à Wall Street » qui, après avoir montré la bataille de 1933 pour Glass-Steagall, pose la question « Où est notre Ferdinand Pecora ? ». Mais le petit-fils de FDR répond : la vrai question c’est « où est la Maison Blanche ? Où est le leadership présidentiel dans cette crise ? » . « Depuis mon enfance on n’a jamais pu faire confiance aux banques, et l’on ne peut pas faire confiance aujourd’hui à ce Congrès pour nous donner l’équivalent d’une Commission Pecora. Par contre, on devrait pouvoir compter sur notre Président. » Puis Curtis Roosevelt achève un Obama convaincu que le peuple l’aime et qu’il sera réélu dans un fauteuil en 2012 : « La confiance en FDR a permis aux démocrates de remporter les élections de mi-mandat en 1934 et a assuré sa large victoire dans la présidentielle de 1936, lui assurant un deuxième mandat. Assez dit. »

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