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Réforme de la santé : Obama déclare la guerre à la Cour suprême des Etats-Unis

Le 12 décembre à 07:12

Dans le cadre du tollé qu’ont provoqué les critiques de Jacques Cheminade à l’égard de la réforme de la santé mise en œuvre par Barack Obama aux Etats-Unis, les développements récents que nous rapportons ici intéresseront au plus haut point les électeurs français.


5 avril 2012 (Nouvelle Solidarité) — Après avoir entendu toutes les parties le 28 mars dernier dans la procédure judiciaire concernant la réforme de la santé, la Cour suprême des États-Unis s’apprête à rendre son verdict dans les semaines qui viennent.

A quelques mois des élections, la Maison Blanche s’énerve rien qu’à l’idée que sa politique puisse être remis en cause. Une nouvelle polémique vient d’éclater après que Obama, lors d’une conférence de presse le 30 mars dernier, en violation totale de son mandat, s’en est pris vertement aux juges de la Cour suprême. Alors que c’est précisément leur raison d’être, Obama s’est plaint qu’un « groupe de gens non élus puisse rejeter une loi dûment constituée et adoptée [par le Congrès] ». D’après le président, leur action n’est rien d’autre qu’ « un bon exemple d’activisme judiciaire », et qu’il est par conséquent « pratiquement certain que la cour va reconnaître ceci et ne pas franchir ce pas ».

Par cette attaque Obama remet implicitement en question la sacro-sainte séparation des trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, l’un des principes fondamentaux de la Constitution américaine et de toute démocratie moderne. Une Cour fédérale d’appel a d’ailleurs demandé, le 2 avril dernier, au département de la Justice de reconnaître, et ce en se référant explicitement aux déclarations d’Obama, qu’il est dans les attributions de la Cour suprême, lorsqu’elle est saisie pour le faire, d’examiner les lois votées pour déterminer si elles violent la Constitution ou non.

L’économiste américain Lyndon LaRouche a pour sa part réitéré sa demande pour qu’Obama soit destitué, non seulement pour sa volonté d’infléchir les décisions de la Cour Suprême mais également, entre autres méfaits, pour avoir lancé la guerre en Libye sans approbation du Congrès, ce qui est là aussi une violation flagrante de la Constitution.

La Cour suprême a été saisie pour examiner la constitutionnalité de la loi sur la santé qu’Obama a fait adopter le 23 mars 2010, en particulier en ce qui a trait au « mandat individuel ».

Rappelons, que, contrairement à tout ce que demanda l’aile progressiste du Parti démocrate (Lyndon LaRouche, Dennis J. Kucinich, John Conyers, etc.) et tout ceux qui militaient pour une couverture de santé universelle, la loi d’Obama créé l’obligation légale pour chaque citoyen américain de prendre, à titre individuel, une assurance santé auprès de sociétés privées, déjà détestées par ailleurs pour leurs abus répétés, car en raison de l’absence d’un système de santé publique ou du refus de nombreuses entreprises à offrir une mutuelle à leurs employés, des dizaines de millions d’entre eux préféraient se passer d’assurance et se retrouvaient sans aucune couverture.

Obama a utilisé cette situation déplorable comme prétexte pour non seulement obliger les Américains à se munir d’une assurance privée, sous peine d’une amende annuelle, mais également pour réduire massivement les dépenses pour les soins accordés aux malades chroniques, aux handicapés et aux personnes âgées (dans le cadre des systèmes publics Medicaid et Medicare institués dans les années soixante et qui leur sont réservés). L’argent ainsi économisé est alloué pour subventionner une partie des coûts prohibitifs de cette assurance.

La réforme Obama a également institué, au-dessus de l’autorité du Congrès, un conseil présidentiel (Independent Patient Advisory Board - IPAB) doté de pouvoirs spéciaux et chargé de couper dans les dépenses de santé. C’est ce conseil, directement redevable au Président et chargé d’une mission de triage en terme de soin, qui a conduit Lyndon LaRouche à le comparer au conseil T4 mis en place par Hitler en septembre 1939 en Allemagne. Pour secouer le pays et faire en sorte qu’une opposition se lève contre le retour de la bête immonde, LaRouche et son mouvement ont décidé d’affubler une photo d’Obama avec la moustache d’Hitler tout en précisant qu’ils étaient près à la retirer dès l’instant qu’Obama ferait marche arrière sur sa politique calamiteuse.

Un article publié le 4 avril dans le New York Times montre bien que la réforme d’Obama vise avant tout par tous les moyens à rationner les soins, en incitant par exemple les corps médicaux spécialisés (parmi lesquels les collèges des cardiologues, des radiologues ou des oncologues...) à exiger de leurs membres une diminution des examens qu’ils prescrivent à leur patients.

Dans un autre article du 1er avril, David Ignatius du Washington Post se réjouit cyniquement que peu importe la décision de la Cour suprême, le mouvement initié par Obama aura, en raison d’une diminution des remboursements aux personnes âgées par Medicare, lancé un vaste mouvement de « consolidation » budgétaire conduisant à la fermeture d’un millier d’hôpitaux, et qu’un grand nombre de médecins et d’infirmières sont déjà remplacés par des techniciens moins chers dans les salles d’opération.

On est donc très loin de la mythologie qui persiste surtout en Europe et qui consiste à s’accrocher à l’illusion qu’Obama est un homme de progrès et de paix.

Source : Solidarité et Progrès

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